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Crainte à Luanda…les Verts sous haute sécurité

  •    Un départ de l’équipe du Togo n’est "pas prévu pour l’instant", a déclaré à l’AFP un membre de la délégation de la Confédération africaine de football (CAF) présente à Cabinda, samedi à 14h45 locales (13h45 GMT).
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  •    La délégation du Togo devait décider samedi d’un éventuel retrait de la CAN-2010, dont le coup d’envoi est prévu dimanche à Luanda.
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  •    Kodjo Samlan, chargé de presse pour le Togo par la CAF, avait fait état plus tôt dans la journée d’un bilan de deux morts, le chargé de communication Stanislas Ocloo et l’entraîneur adjoint Abalo Amelete, à la suite du mitraillage. Ils "ont rendu l’âme (samedi) à quatre heures au petit matin", a-t-il dit.
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  •    Un premier bilan délivré par la Fédération togolaise, qui parlait de neuf blessés parmi les joueurs et les officiels de l’équipe, faisait également état de la mort d’un chauffeur.
  •    Kossi Agassa, l’un des gardiens de but togolais, a déclaré sur la radio française France Info que les deux décès venaient s’ajouter à celui du chauffeur mort vendredi.
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  •    Par ailleurs, a-t-il indiqué, le deuxième gardien Kodjovi Obilalé, touché par balle à un rein, a été évacué vers l’Afrique du Sud.
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  •    La délégation du Togo a été mitraillée vendredi en début d’après-midi, alors qu’elle venait de passer en bus la frontière entre le Congo-Brazzaville et l’Angola.
  •    Cette attaque a été revendiquée par le Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec), qui milite depuis 1975 pour l’indépendance de cette bande de terre enclavée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville.
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  •    "Cette opération n’est que le début d’une série d’actions ciblées qui se poursuivront sur l’ensemble du territoire de Cabinda", a menacé le Flec dans un communiqué transmis à l’agence portugaise Lusa.
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  •    Le gouvernement angolais et la CAF ont dépêché à Cabinda "une importante délégation dirigée par le Ministre de l’Intérieur, accompagné du ministre de la Jeunesse et des Sports", selon un communiqué de la CAF.
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  •    A Luanda, le Premier ministre Paulo Kassoma devait s’entretenir avec le président de la CAF, Issa Hayatou, afin de "prendre ensemble des décisions qui puissent garantir le bon déroulement de la compétition".
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  •    La CAF a en effet décidé de maintenir la compétition. Les sept matchs prévus à Cabinda pourraient toutefois être délocalisés à Luanda.
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  •    Le gouvernement a réitéré samedi que la sécurité des équipes était "garantie". Il s’agit d’"un acte isolé", a affirmé M. Kassoma.
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  •    Dans la capitale, à près de 500 km de Cabinda, la fièvre du ballon rond continuait de monter, à la veille du match d’ouverture, en dépit de la gravité de l’incident.
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  •    "J’ai mon billet, je serai dans le stade demain!", lançait ainsi Gonclaves Mari, 28 ans, un drapeau angolais autour des épaules. Le mitraillage du bus qui transportait l’équipe togolaise? "C’est du passé, ça a été résolu."
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  •    La majorité de la population ignorait tout de l’attaque séparatiste, très minimisée par les médias d’Etat.
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  •    Depuis 2006, les autorités de Luanda assurent que l’enclave de Cabinda est pacifiée, arguant qu’elles ont signé un accord de paix avec un des responsables du Flec, Antonio Bento Bembe. Mais le Flec a toujours nié cet accord et continué de revendiquer des attaques dans la zone.
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  •    M. Bento Bembe, devenu ministre des droits de l’Homme, assurait encore il y a peu que "toutes les conditions de sécurité étaient assurées" pour la CAN. Samedi, il a reconnu dans un entretien à l’AFP que l’armée "avait peut-être sous-estimé le pouvoir de nuisance du Flec".
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  • Ennaharonline/ AFP

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