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Crise en Libye: l'armée prend position à Tripoli

       Des unités de l’armée libyenne ont pris  position vendredi autour des installations stratégiques et aux entrées de  Tripoli où des institutions de l’Etat sont attaquées ou bloquées depuis  dimanche par des milices armées, selon un journaliste de l’AFP sur place.    Des soldats à bord de blindés et de pick-up armés de mitraillettes ou de  canons-antiaériens ont également été déployés sur la place des Martyrs au coeur  de Tripoli où une manifestation contre les milices était prévue vendredi.    "Ce dispositif vise à sécuriser les entrées de Tripoli, les institutions de  l’Etat et les installations stratégiques, comme la compagnie d’électricité ou  les banques", a expliqué à l’AFP le commandant Hussein Al-Faidi, directeur du  centre médiatique à l’état-major.    "Il a aussi pour objectif de rassurer la population", a-t-il ajouté.    Des miliciens armés cernent depuis dimanche le ministère des Affaires  étrangères à l’aide de véhicules équipés de canons anti-aériens et de  lance-roquettes. Ils tentent ainsi de faire pression pour que le Congrès  général national (CGN), la plus haute autorité politique de Libye, adopte une  loi sur l’exclusion politique de collaborateurs de l’ancien régime de Mouammar  Kadhafi.    Ces milices bloquent aussi depuis mardi le siège du ministère de la  Justice, tandis que le ministère des Finances a été brièvement occupé lundi par  les mêmes groupes.    Des officiers de police ont envahi à deux reprises dimanche et lundi le  ministère de l’Intérieur pour réclamer augmentations de salaires et promotions.    Le siège de la télévision nationale libyenne avait également été brièvement  bloqué dimanche par des ex-rebelles qui assuraient la protection du bâtiment.    Les autorités libyennes ont indiqué qu’elles n’envisageaient pas une  confrontation avec les groupes armés et ont appelé la population à la  mobilisation pour défendre "la légitimité des institutions de l’Etat".    Débattue à plusieurs reprises au CGN, la loi sur l’exclusion politique des  kadhafistes provoque des remous au sein de la classe politique car elle risque  d’écarter plusieurs hauts responsables du pays. 

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