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Dans l'adversité, François Hollande, "pas impressionné", maintient le cap

Pris dans la tourmente d’une crise  multiforme, en chute libre dans les sondages, le président français François  Hollande, qui achève sa première année de mandat, n’entend ni se "laisser  impressionner" ni changer de cap en dépit des critiques de toute part, y  compris de son camp.    Dans une interview accordée il y a dix jours aux agences de presse, et  diffusée dimanche à la demande de l’Elysée, le socialiste revient sur ces douze  mois semées "d’épreuves". Il y affirme vouloir maintenir le cap de son action  contre vents et marées à la tête d’un pays au bord de la récession, traversé  également par une crise morale et sociétale.    "J’ai accédé à la présidence dans une période exceptionnelle.  Exceptionnelle au plan économique: une crise longue, une récession en Europe,  un chômage à un niveau historique. Exceptionnelle parce que j’ai été amené à  engager la France au Mali. Exceptionnelle parce que le populisme s’est  installé, pas seulement en France, mais partout en Europe", énumère-t-il.    "C’est le devoir du président que de tenir bon et de voir plus loin, par  delà les tempêtes d’un moment", assume M. Hollande qui n’a pas cédé aux appels  lui demandant un changement de gouvernement après le choc dans l’opinion du  compte secret détenu en Suisse par l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac.    Confronté à une opposition multiforme sur ses grands projets politiques  (mariage homosexuel, loi sur la transparence de la vie publique), M. Hollande  réaffirme ses prérogatives de chef de l’exécutif face aux doutes de sa majorité  sur sa politique économique et sa capacité à faire respecter le cap fixé.    "S’il y a un reproche qui m’est apparu totalement inapproprié, c’est celui  de ma prétendue indécision. On peut critiquer mes décisions (…) mais s’il y a  une chose dont je suis sûr c’est que depuis un an, j’ai fait des choix majeurs  pour la France", plaide le président.    Il cite notamment "le pacte de compétitivité" (un crédit d’impôt de 20  milliards d’euros pour les entreprises), "la réforme du marché du travail" à la  suite d’un accord entre patronat et syndicats ou la politique de "sérieux  budgétaire", même si les objectifs de réduction des déficits ne seront pas  atteints cette année. 
    

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