En direct

Début retardé pour la réunion de l'opposition syrienne en exil sur Genève II

L’opposition syrienne en exil a retardé  à samedi ses discussions sur son éventuelle participation à la conférence de  paix dite de Genève II en raison de différends internes et de consultations  avec les groupes combattants, a-t-on appris de sources concordantes.    Prévu initialement vendredi à la mi-journée, le début de l’assemblée  générale de la Coalition de l’opposition a été repoussée en raison des  réticences d’une quarantaine de ses membres à y participer, a déclaré un  porte-parole de la Coalition, Khaled Saleh.    Ces délégués avaient menacé de démissionner lors de la dernière réunion de  la Coalition il y a dix jours pour dénoncer le "manque de transparence" des  élections qui ont reconduit son président Ahmad Jarba.    Après d’intenses tractations, une moitié de ces réfractaires a finalement  décidé de participer aux débats, qui doivent formellement commencer samedi  matin dans un hôtel de la lointaine banlieue d’Istanbul, a-t-on indiqué de  source diplomatique occidentale.    Vendredi, la Turquie et le Qatar, mandatés par l’ensemble des parrains  occidentaux et arabes de l’opposition, ont parallèlement réuni à Ankara quatre  groupes de combattants rebelles syriens, dont le Front islamique, pour tenter  de les convaincre de l’utilité de la conférence de Genève II, a rapporté cette  source à l’AFP.    "L’idée est au pire de les convaincre de ne pas s’opposer à une  participation de la Coalition, au mieux d’obtenir la présence de quelques  membres dans une éventuelle délégation", a-t-elle ajouté.    Une nouvelle réunion de ces groupes autour de la Turquie et du Qatar est  prévue samedi matin dans la capitale turque.    Formé en novembre, le Front islamique regroupe dans une coalition non liée  à Al-Qaïda plusieurs factions rebelles qui constituent désormais, avec  plusieurs dizaines de milliers de combattants, le plus important groupe rebelle  en Syrie.    Vendredi soir, la Coalition a rappelé les conditions posées par  l’opposition modérée à sa participation à Genève II.    "La coalition veut participer à une solution politique au conflit syrien",  a déclaré M. Saleh, "l’objectif de toute solution politique est la mise en  place d’un gouvernement de transition, dont le président Assad ne fera pas  partie, doté des pleins pouvoirs et en charge d’organiser des élections  transparentes".    Les membres de l’opposition sont très divisés sur l’opportunité de se  rendre en Suisse.    Depuis plusieurs jours, ses parrains occidentaux et arabes pressent la  Coalition de participer à cette conférence qui doit débuter mercredi prochain à  Montreux, aux côtés des représentants du président Bachar al-Assad.    La conférence de Genève II doit tenter de trouver une solution politique  susceptible de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de  130.000 morts et des millions de réfugiés et déplacés depuis mars 2011. 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!