Economie

des agronomes français envoyés en Chine à la demande de l'ONU

 Le Centre international en recherche  agronomique pour le développement (Cirad), basé à Montpellier dans le sud de la  France, envoie des experts en Chine à la demande de l’ONU pour essayer de  "comprendre" le virus de la grippe aviaire H7N9 qui a déjà fait 16 morts. Entre cinq et 10 experts vont partir en Asie dans les plus brefs délais, à  la demande de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Organisation  des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a précisé à l’AFP  une porte-parole du Cirad. Certains iront appuyer les travaux déjà menés par des laboratoires chinois  et internationaux, d’autres sont sollicités pour des formations d’évaluation du risque ou d’épidémiologie de terrain (investigation sur foyers). A Montpellier, les chercheurs du Cirad travaillent également à la mise en  place d’un vaccin pour les volailles. Le virus H7N9 induit une "situation paradoxale": "les volailles examinées ne montrent pas de signes de maladie tout en provoquant une maladie humaine  grave et fréquemment mortelle chez les personnes infectées", rappelle le Cirad. "Jusqu’à ce jour aucune contamination inter-humaine n’a cependant été mise en évidence", tient-il aussi à préciser. Il est donc nécessaire "de comprendre les voies de transmission, de circulation du virus et des risques associés". Mardi, l’OMS avait déjà annoncé l’envoi de quatre experts de la grippe  aviaire en Chine. Le virus H7N9 a fait 16 morts en Chine, avec deux nouveaux décès signalés  mardi à Shanghai, selon l’agence de presse d’Etat Chine nouvelle. Les autorités ont confirmé que 77 personnes avaient été contaminées dans ce pays depuis qu’elles ont annoncé il y a deux semaines que le H7N9, qui  jusque-là n’avait touché que des oiseaux, avait été détecté sur des êtres  humains. Dimanche, l’agence Chine nouvelle avait fait état de la propagation de la  maladie à une nouvelle province du centre de la Chine, le Henan, à la suite de  son apparition la veille à Pékin. Tous les autres cas n’avaient auparavant  concerné que Shanghai et trois provinces de l’est. 

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