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Des algériens ont changé de sexe et épousés des hommes pour avoir les papiers

  • Ne reconnaissant plus ni les frontières ni les lois, ni le visa ni la police des frontières, il part de Batna vers la Tunisie ensuite l’Angleterre, via la Turquie, la Grèce et plusieurs pays européens et arabes, tels l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la Hollande, la Syrie, le Liban et le Maroc. Tous ces pays ont été des stations pour ce voyageur chaoui et Harrag qui a défié les dangers et les difficultés, à la recherche d’une vie meilleur. Après dix années, Ibn Bettouta l’aurésien est rentré il y a une dizaine de jours seulement à son point de départ, à sa ville natale Batna.
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  • Il a reconnu, après toutes ces années d’exil, qu’il ne courrait que derrière des mirages. Il n’a récolté que de vagues de rêves qui se sont vite estompées. Après avoir découvert les terres des infidèles, il revient chargé de vérités sur la vie des Harraga, des vérités terribles, tristes et horribles.
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  • Nous avons eu cet entretien avec ce jeune batnéen qui a témoigné et révélé des vérités pour ceux qui voient leur avenir outre mer.
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  • L’odyssée de ce jeune batnéen a commencée de sa ville natale Batna ver la Tunisie, ensuite à Istanbul en Turquie et plus exactement à Konkabi où il a tenté de passer en Grèce avec l’aide d’un algérien Harraga en qui il avait mis sa confiance, confiance que son ami a exploité pour l’escroquer et lui prendre tout ce qu’il possédait comme argent avant de disparaître. C’est l’histoire qu’il avait racontée à l’irakien ‘Tamer’ qu’il avait connu dans la région de Aksari. Tamer était surnommé ‘Kachkadji Ennefrat’ qui veut dire en turc ‘le doyen des Harraga’. Tamer, après avoir su les déboires du batnéen, le prend avec lui dans ses Hargates depuis la Turquie jusqu’en Grèce.
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  • Ibn Batouta le batnéen décide, en compagnie de trois Harraga, deux cde Constantine et un troisième marocain, de partir pour la Grèce, berceau des jeux olympique. Un voyage rempli de dangers. Ils se préparèrent au voyage en achetant les équipements nécessaires, à commencer par le bateau pneumatique, car la Harga sera à travers un oued qui a englouti des dizaines d’algériens et des centaines d’autres de différents pays arabes et africains. Ils achetèrent aussi le ravitaillement sans oublier les produits énergétiques tels que la boisson ‘Red Bull’.
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  • La Harga de Turquie vers la Grèce
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  • A Athènes, dit Ibn Batouta l’aurésien, la majorité des algériens, et devant le manque de travail pour une raison ou pour une autre, et vu les conditions de vie insupportables, ils se sont retournés vers le trafic de la drogue dans un réseau criminel organisé. Ce réseau était spécialisé dans ‘El Briza’ qui veut dire l’héroïne. La fin est connue, toujours en prison. A Athènes, tout est permis nous dit Ibn Batouta, de la culture de la vente des corps et du plaisir. Des prostituées venues de Russie, d’Estonie, de Pologne, de Bulgarie et de Roumanie. Les femmes de ces pays, connues pour leur beauté enivrent les Harraga algériens qui payent le prix pour une nuit de plaisir illégal.
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  • Des hommes changent de sexe, épousent des hommes et deviennent chrétiens pour les papiers.
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  • Durant toutes ces années de voyages, d’aventures et de déboires, notre ami Ibn Batouta nous raconte des histoires terribles. Un jeune Harrag, et dans le but d’obtenir les papiers avait accepté de changer son sexe et devenir femme. Par cette méthode, lui et ses semblables adhèrent à des associations d’homosexuels pour bénéficier de leur droits et avantages en se mariant avec des hommes. Ils ont réussi à avoir leur papier de résidence en Hollande essentiellement.
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  • Beaucoup de Harraga algériens sont devenus des habitués des églises après avoir quitté l’Islam, il se sont jetés dans les bras du christianisme pour un seul but : avoir les papiers. Tout cela à quel prix ? Ils ont perdu leur identité, leur vraie religion, leur vie.
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  • Après dix années de mésaventures et de déboire, Ibn Batouta a compris qu’il ne courrait qu’après un mirage. Il nous a rapporté ces vérités pour qu’elles soient un exemple à tous ceux qui rêvent d’aller vivre de l’autre côté de la mer.
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  • Ennahar/ Saïd Herika

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