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Des combats ont opposé des rebelles chiites au Yémen

À des tribus dans la nuit de mercredi à jeudi près de la capitale yéménite,  quelques jours après que ces rebelles ont gagné du terrain dans le nord du  pays, ont indiqué les parties. Les rebelles d’Ansarullah ont lancé une offensive contre les tribus,  appuyées par des islamistes, à Arhab, à l’entrée nord de la capitale, non loin  de l’aéroport international, a indiqué un chef tribal. Les rebelles avaient pris le week-end dernier, à la faveur d’affrontements  qui avaient fait quelque 150 morts, des localités de la province de Omran, plus  au nord, en délogeant le clan des Al-Ahmar, les puissants chefs de la  confédération tribale de Hached. Selon des sources politiques, les deux parties cherchent à gagner du  terrain avant une délimitation des provinces devant former le nouvel Etat fédéral au Yémen, dont le principe a été retenu fin janvier au terme d’une  conférence de dialogue national.    Dans la région d’Arhab, à 35 km au nord de Sanaa, des combats opposent par intermittence depuis plusieurs semaines Ansarullah et les tribus. Une trêve avait été négociée samedi dernier par l’entremise d’une délégation dépêchée par  le président Abd Rabbo Mansour Hadi. "La trêve qui tenait depuis samedi entre les Houthis (chiites) et les  rebelles d’Arhab a volé en éclats en raison d’une large offensive des Houthis",  a déclaré le chef tribal. Sur leur site internet, les rebelles d’Ansarullah ont pour leur part accusé "les milices d’Al Islah", le parti islamiste allié aux tribus, de "violer  l’accord" et d’avoir lancé une attaque "aux armes de tous calibres". Les médiateurs avaient pu rétablir le calme en milieu de journée jeudi,  selon des sources tribales. Les rebelles Houthis sont fortement implantés dans le nord du pays où ils contrôlent notamment la province de Saada.  En rébellion contre le pouvoir central depuis 2004, ils ont pris part au  dialogue national qui vient de s’achever et a permis de tracer les grandes  lignes d’un futur Etat. Mais le plus dur, notamment le découpage des provinces, reste à faire,  selon des experts qui craignent que les violences à travers le Yémen ne fassent  dérailler la transition dans ce seul pays du Printemps arabe où un soulèvement  populaire a abouti à un règlement négocié. 

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