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Des désaccords allongent le congrès des islamistes au pouvoir en Tunisie

Le congrès des islamistes au  pouvoir en Tunisie se poursuivait lundi pour une cinquième journée, alors que  les débats, parfois houleux, sur la stratégie du parti Ennahda n’ont pas encore  dégagé un consensus général sur le sujet clé de la future Constitution.    Les 1.103 délégués ont débattu toute la nuit de dimanche à lundi et ont  trouvé un compromis sur la stratégie "centriste" et "modérée" du mouvement,  ainsi que sur son programme économique. Le contenu des motions n’a cependant  pas été publié.    Les discussions, qui se tiennent à huis clos, achoppent en revanche  toujours sur la position d’Ennahda concernant la nouvelle loi fondamentale de  la Tunisie en cours de rédaction.    Prévu à l’origine pour durer jusqu’à dimanche, le congrès a été prolongé et  une conférence de presse est prévue à 16H00 GMT lundi.    Le parti, principale force politique de Tunisie, a jusqu’à présent milité  pour un système parlementaire pur, mais il pourrait être contraint de revoir sa  copie faute d’une majorité suffisante à l’Assemblée nationale constituante  (ANC).    En effet, les deux formations de centre-gauche alliées aux islamistes au  gouvernement rejettent catégoriquement cette position, insistant sur un régime  mixte laissant des prérogatives au chef de l’Etat.    "On est resté (à débattre toute la nuit, ndlr), on a tardé à cause de ce  point", a indiqué à l’AFP un délégué de Ennahda, sous le couvert de l’anonymat,  précisant que la question n’était pas tranchée et qu’elle pourrait même être  reportée à plus tard.    L’ANC doit aboutir à un projet de Constitution à l’automne pour la tenue  d’élections générales en mars. Ennahda, fort de sa victoire aux élections  d’octobre, les premières après la révolution de 2011, y est le principal parti  mais ne dispose pas d’une majorité pour imposer ses vues.    Des délégués du congrès, sous le couvert de l’anonymat, ont fait état de  débats houleux, en particulier entre les anciens et la nouvelle génération,  mais ils n’ont pas voulu préciser la nature et l’ampleur des désaccords.    Le congrès, qui se tient au Kram en banlieue nord de Tunis, doit encore  élire le parlement du parti, le Majlis al Choura, et le chef d’Ennahda, poste  que devrait conserver, sauf surprise, Rached Ghannouchi, son dirigeant  historique revenu après la chute du régime de Ben Ali et 20 années d’exil.    Des délégués ont indiqué à l’AFP que huit candidats étaient en lice, des  figures historiques du mouvement.    Parmi eux, le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh et des cofondateurs du  parti, Sadok Chourou et Salah Karkar, ainsi qu’Abdelfattah Mourou, écarté du  mouvement au début des années 1990 mais qui s’est réconcilié au congrès avec M.  Ghannouchi.
 
 
 

    Algerie – ennaharonline

    
 
 

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