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Des observateurs de la trêve doivent se déployer immédiatement au Soudan du Sud

 Des observateurs du cessez-le-feu au  Soudan du Sud doivent se déployer immédiatement, ont réclamé vendredi à Addis  Abeba des délégués des pays est-africains médiateurs dans le conflit  sud-soudanais, en marge du sommet de l’Union africaine (UA).    L’armée sud-soudanaise, fidèle au président Salva Kiir, et des troupes  loyales à son ancien vice-président Riek Machar ont signé le 23 janvier, sous  l’égide des médiateurs de l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le  développement), un cessez-le-feu, après plus d’un mois de combats qui ont fait  plusieurs milliers de morts et chassé près de 800.000 personnes de chez elles.    Mais les deux camps s’accusent mutuellement de violer la trêve depuis et  des combats restaient signalés dans certaines zones du jeune pays, né de la  partition du Soudan en juillet 2011, à l’issue d’une longue guerre civile  (1983-2005) entre Khartoum et la rébellion sudiste.    A l’ouverture de la réunion de l’Igad vendredi, son envoyé spécial au  Soudan du Sud, Seyoum Mesfin, a exhorté les dirigeants du bloc est-africain à  "assurer sous 48 heures une présence au Soudan du Sud d’un mécanisme précurseur  de suivi et de vérification permettant de faciliter l’entrée en action rapide  et progressive du mécanisme de suivi dans son intégralité".    Il a également appelé les deux camps qui s’affrontent à s’assurer "du  retrait progressif" de leurs troupes respectives de la ligne de front.    Jeudi, le président en exercice de l’Igad, le Premier ministre éthiopien  Hailemariam Desalegn, a averti, en ouvrant le sommet de l’UA dont il assurait  également la présidence tournante, que le Soudan du Sud risquait, à défaut  d’action urgente, de "sombrer dans l’abîme".    Les envoyés spéciaux de l’ONU et des Etats-Unis au Soudan du Sud, Haile  Menkerios et Donald Booth, ont estimé "cruciale" la présence au Soudan du Sud  de la structure de suivi, prévue par l’accord de cessez-le-feu.    Les équipes d’observateurs doivent "recevoir les soutiens politique et  logistique nécessaires ainsi qu’un accès illimité" à toutes les zones du pays,  a souligné M. Haile, à l’adresse des dirigeants de l’Igad et des belligérants  sud-soudanais.    "Ceux qui cherchent à saper le processus de paix doivent savoir que nous  observons tous et que ceux qui voudraient jouer les saboteurs en subiront les  conséquences", a de son côté averti Donald Booth. 

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