Monde

Des rebelles enlèvent 29 employés chinois en Soudan

  • Un porte-parole de la branche Nord du Mouvement populaire de libération du  Soudan SPLM, ex-rebelles sudistes,Arnu Ngutulu Lodi,a annoncé cet enlèvement ainsi que celui de neuf soldats soudanais après des combats hier avec les forces gouvernementales.

  • Les autorités soudanaises n’ont pas commenté cette annonce dans l’immédiat, pas plus que l’ambassade de Chine à Khartoum.Mais à Pékin,l’agence de presse officielle Chine nouvelle a annoncé que plus de 20 citoyens chinois étaient portés disparus après une attaque rebelle au Soudan.

 

  • "Le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade de Chine au Soudan ont établi un plan d’urgence pour faire face à la situation",a déclaré le porte-parole du ministère, Liu Weimin, cité par Chine Nouvelle, pressant les autorités de Khartoum de lancer les recherches.

   

  • "Nous les avons enlevés et ils sont à l’abri",a affirmé Arnu Ngutulu Lodi à propos des 29 travailleurs chinois,assurant qu’aucun d’entre eux n’avait été  blessé.Selon lui, ils étaient employés sur un projet de construction de route.

  • Les travailleurs chinois et les soldats ont été capturés samedi lorsque les rebelles ont attaqué un convoi de l’armée soudanaise entre Rachad et al  Abbassiya,dans le nord-est de la province. Ils ont été transférés pour leur sécurité et jusqu’à nouvel ordre dans les montagnes de Nouba.Aujourd’hui c’est assez calme,mais nous nous  attendons à une attaque de l’armée à tout moment",a expliqué M. Lodi.

  • La Chine entretient des relations privilégiées avec le Soudan, sous le coup de sanctions économiques américaines depuis 1997.Elle est le principal investisseur étranger dans le secteur pétrolier soudanais,le plus gros acheteur de brut soudanais et un important fournisseur de matériel militaire.

  • Après la partition,Pékin a aussi noué des relations privilégiées avec Juba.Aussi un représentant spécial de la Chine a-t-il été chargé d’aider les deux Soudan à résoudre leur conflit sur le partage des revenus pétroliers, Juba disposant de l’essentiel des réserves mais Khartoum maîtrisant les infrastructures indispensables pour les exportations.

 

  • En juin,Pékin avait déroulé le tapis rouge pour le président soudanais Omar el-Béchir,qui fait pourtant l’objet de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour.

  • Le Kordofan-Sud,unique Etat pétrolier du Soudan depuis la partition du Soudan du Sud,est le théâtre depuis juin 2011 d’affrontements qui auraient fait des centaines de morts entre l’armée soudanaise et les rebelles du SPLM-Nord.Le pouvoir de Khartoum cherche à asseoir son autorité dans cette régionfrontalière du Soudan du Sud, dont une partie de la population a combattu au côté des Sudistes pendant la guerre civile 1983-2005 qui a conduit à la partition.

   

  • Selon les Nations unies,le conflit affecte des centaines de milliers de personnes. Et nombre des dizaines de milliers de d’habitants qui se sont réfugiés au Soudan du Sud ont évoqué des pénuries alimentaires,à des niveaux parfois alarmants. Mais Khartoum refuse de laisser l’ONU et les agences humanitaires étrangères accéder à ces zones, empêchant dans le même temps toute information de source indépendante sur les combats.

Algérie-naharonline

commentaires

commentaires

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!