Culture

Des rencontres à l'occasion des journées de la photographie à l'IF d'Oran

“La photographie c’est un langage, c’est une écriture qui s’affranchie de la langue”. Ces quelques mots nous ont été confiés par Philippe Serenon, directeur du festival  PhotoMed à Sanary-sur-Mer, dans le sud de la France, et qui participait, du 13 au 15 février, aux Journées de la photographie à l’Institut français d’Oran. Des rencontres qui, à cette occasion, ont permis aux amateurs et passionnés du 8e art de découvrir un festival particulier et d’assister au travail d’un photographe professionnel en la personne de Patrick Tournebœuf, qui n’a pas  manqué  cette occasion pour effectuer des séances de photos “patrimoniales” à Oran. Le  festival PhotoMed a déjà trois éditions comme carte de visite, comme expliqué par Philippe Serenon : “L’idée de ce festival  est venue avec un ami éditeur du magazine Image, lorsque nous nous sommes dits que nous avions un thème formidable, celui de la photographie méditerranéenne qui n’a pas encore été traité. La méditerranée c’est à la fois le berceau d’une multitude de  civilisations et, dans ce creusé, comment montrer, à travers la photographie, cette richesse en dehors  des contingences du moment, et que s’il y a des drames dans la Méditerranée, cela reste malgré tout  un thème jubilatoire…”. Accueillant dès lors photographes professionnels, jeunes talents à découvrir, venant  de divers horizons, issus du bassin méditerranéen ou y travaillant, PhotoMed joue sur l’équilibre entre photos plasticiennes ou documentaires. La tradition de ce festival veut aussi que chaque année un pays soit l’invité d’honneur pour mieux faire découvrir les jeunes photographes travaillant sur la Méditerranée ou qui en sont originaires. La Turquie, le Liban ont été ainsi les hôtes des précédentes éditions. Et, depuis peu, l’idée d’accueillir de jeunes photographes algériens fait peu à peu son chemin. Bien qu’en crise avec l’avènement du numérique et d’internet, la photographie reste un mode d’expression mais c’est aussi et surtout une histoire qui se raconte, un regard, une écriture, mais “il ne suffit pas d’avoir un stylo pour devenir un Victor Hugo”, explique avec passion le directeur du festival, “Que ce soit ici à Oran ou à Beyrouth, à Sanary, les expositions ne seront pas vues de la même manière mais chacun s’y retrouvera”. Le meilleur à venir est d’apprendre l’intégration d’Oran, plus exactement de sa gare comme lien entre l’Algérie et PhotoMed pour une exposition sur les gares françaises de la Méditerranée, confiée au photographe Patrick Tournebœuf, qui nous en parle dans un entretien express exclusif (voir ci-dessous).

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