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Des responsables de la radio démis de leurs fonctions

  •    Un communiqué du Syndicat National des Journalistes (SNJ) a annoncé que le directeur de l’Information de la Chaîne 2 de cette radio, Mohand Said Bensekhria, "a été limogé" et la chef d’édition de la Chaîne 1, Hassiba Kechroud, "relevée de ses fonctions", lundi.
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  •    Selon le SNJ, tous deux ont "refusé de sanctionner des journalistes ayant observé la veille, dimanche, un sit-in de protestation" dans les locaux de la radio. 
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  •    Dans une déclaration à l’AFP, le directeur général Tewfik Khelladi a indiqué qu’il les avait "démis" mais pas "limogés" et en a confirmé les raisons "tout à fait exactes" avancées par le SNJ. "Il ne s’agit pas de mesures de représailles", a-t-il cependant affirmé.
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  •    M. Khelladi a également annoncé un total de "quatre responsables démis à différents niveaux de la chaîne de commandement".
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  •    "C’est l’application du règlement intérieur", a-t-il souligné, expliquant qu’un sit-in ne peut avoir "lieu que lorsque toutes les portes du dialogue sont fermées". Or, depuis un premier sit-in le 27 mars, il a indiqué avoir reçu à deux reprises des représentants des quelque 4.000 employés de la radio à l’échelon national pour connaître leurs doléances.
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  •    M. Khelladi a rappelé la signature d’un accord avec le syndicat maison: une augmentation des salaires de 25%, a-t-il souligné, alors que le SMIC est de 150 euros mensuels. Et "un an" pour régulariser les "cachetiers", pigistes de tous métiers à la radio, dont certains travaillent depuis plus de 15 ans.
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  •    Pour le directeur général de la radio nationale, les revendications des protestataires "tiennent à autre chose" et "je m’interroge sur leurs raisons". 
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  •    Ils demandent notamment, à l’instar des fonctionnaires, que leur augmentation soit rétroactive depuis janvier 2008 et non juin 2010, et les journalistes réclament aussi "un statut particulier".
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  •    Dans son communiqué, le SNJ s’est déclaré "au plus haut point indigné" par les sanctions prises contre ses confrères qu’il "assure de son entière solidarité dans leur légitime action". Il exige leur "réintégration immédiate" et "la cessation, sans délai, de cette cabale d’intimidation à l’encontre des journalistes".
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  •    Une grève générale est prévue le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse.
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  • Ennaharonline

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