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Des signes d'une réconciliation interarabe au sommet de Koweït

  •    Le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le président égyptien Hosni Moubarak ont rencontré, pendant près d’une heure et demie, le président syrien Bachar al-Assad et l’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, en présence des chefs d’Etat du Koweït, de Jordanie et de Bahreïn.
  •    Le souverain saoudien et le président égyptien sont les chefs de file des pays arabes modérés hostiles au mouvement islamiste palestinien Hamas, soutenu au sein de la Ligue arabe par le président syrien et l’émir qatari.
  •    Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, cité par la télévision Al-Jazira, a parlé d’"une réconciliation" entre les quatre hommes.
  •    "La réconciliation arabe (…) ouvre la voie à une réconciliation interpalestinienne", a déclaré à l’AFP Nabil Amr, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas.
  •    "Désormais, il faut un gouvernement d’entente nationale qui prendra à sa charge d’organiser des élections législatives et présidentielle" en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a déclaré M. Abbas à l’adresse du Hamas, lors du sommet.
  •    Depuis que le Hamas a évincé le Fatah du pouvoir en juin 2007 à Gaza, l’Autorité palestinienne de M. Abbas ne contrôle plus que la Cisjordanie.
  •    Au cours du sommet, le souverain saoudien a annoncé que son pays, premier exportateur mondial de pétrole, faisait don d’un milliard de dollars pour la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par une offensive israélienne de 22 jours qui a fait plus de 1.300 morts palestiniens.
  •    Dans une allusion apparente à l’Iran, principal soutien du Hamas, le roi Abdallah a également appelé à "dépasser les divergences politiques arabes ayant conduit à des divisions interarabes (….) qu’exploitent tous ceux qui veulent réaliser leurs desseins régionaux".
  •    Lors de ce sommet de deux jours, les leaders arabes devaient débattre, avec retard, de l’offensive israélienne et examiner le financement de la reconstruction du territoire palestinien.
  •    Les participants évoqueront aussi la complémentarité économique entre leurs pays lors de cette réunion, axée à l’origine sur l’économie mais rebaptisée "sommet de solidarité avec le peuple palestinien à Gaza".
  •    La grande majorité des dirigeants des 22 membres de la Ligue arabe, que le conflit à Gaza a divisés entre partisans et adversaires du Hamas, cible de l’offensive israélienne, étaient présents à l’ouverture du sommet. Au moins trois d’entre eux (Egypte, Emirats arabes unis et Bahreïn) sont repartis du Koweït le même jour.
  •    Le sommet se tient au lendemain d’un cessez-le-feu décrété séparément par Israël, puis par le Hamas, suivi par un début de retrait "progressif" de l’armée israélienne.
  •    En ouvrant le sommet au palais des hôtes, le "Bayan Palace", l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmed Al-Sabah, a invité ses pairs à contribuer à "une confirmation du cessez-le-feu" et annoncé une aide koweïtienne de 34 millions USD à l’UNRWA, l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens.
  •    Le président syrien Bachar al-Assad, l’un des plus fervents défenseurs du Hamas, a en revanche sommé les pays arabes d’apporter "un soutien clair et sans équivoque à la résistance palestinienne" et de "rejeter ce qui remettrait en cause sa légitimité ou l’affaiblirait".
  •    Il a également proposé de qualifier Israël d’"entité terroriste".
  •    Dans une autre allusion apparente à l’Iran, le président égyptien Hosni Moubarak a pour sa part déploré que certains pays arabes aient "exploité la tragédie de Gaza pour une infiltration du monde arabe par des forces étrangères qui aspirent à y imposer leur hégémonie et à y étendre leur influence".
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  • Ennaharonline/ AFP

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