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Des travailleurs de la Solidarité nationale revendiquent la révision de leur statut

Des travailleurs du secteur de la Solidarité nationale, en grève de quatre jours depuis lundi dernier, ont demandé jeudi à Alger la révision de leur statut et du régime indemnitaire spécifique aux corps techniques et corps communs.Ces travailleurs, affiliés au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) qui ont déjà observé une grève en avril dernier pour les mêmes revendications, ont réitéré leur engagement à poursuivre leur mouvement de protestation si la tutelle ne donnait pas satisfaction à leurs doléances.La régularisation de la situation socioprofessionnelle pour l’ensemble des corps du secteur de la solidarité était à l’ordre du jour de ce mouvement protestataire, au quatrième et dernier jour de la grève.La section syndicale revendique une prime sectorielle spécifique et des arriérés de la prime de soutien pédagogique entre 2008 et 2011. Cette prime d’un taux de 15% a été accordée par le ministère à partir de l’année 2012, selon son président M. Farid Bouguerra.Le syndicat exige également une augmentation de 25% des salaires pour l’ensemble des corps relevant de ce secteur.les grévistes estiment que ses "revendications sont tout à fait légitimes, compte tenu de la nature pénible qu’exige le travail des psychologues, éducateurs et autres auxiliaires accompagnant durant de longues journées les populations vulnérables de la société telles les non-voyants et les handicapés".Au dernier jour de la grève, le ministère "n’a toujours pas répondu à nos doléances", a fait relevé M. Bouguerra qui a annoncé la tenue, samedi prochain, du conseil national de l’union afin de décider de la prochaine étape de leur contestation.La rencontre de jeudi dernier entre la section syndicale et le ministère de tutelle était "sans résultat", selon les propos Bouguerra qui a regretté la décision d’une retenue sur salaire de quatre jours pour tous les grévistes.Contacté par l’APS, le chargé de communication du ministère de la solidarité et de la Condition de la Femme El Hachemi Nouri, a affirmé que le ministère a toujours prôné le dialogue.Selon lui, le ministère a donné satisfaction à plusieurs des revendications des travailleurs du secteur à l’instar de la réduction du volume horaire pour les éducateurs.Une commission ministérielle mixte a été créée pour examiner minutieusement le statut et le régime indemnitaire des travailleurs mais ses résultats non pas encore été communiqués, a-t-il encore souligné.Le taux national moyen de suivi de la grève avoisinait les 21% selon le ministère et 80% selon le syndicat.

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