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Désabusés par les politiques, les jeunes Algériens se désintéressent du vote

 

       "Ce ne sont pas ces +requins+ qui feront  quelque chose pour assurer aux citoyens un travail, un logement et un minimum  de justice sociale", s’écrie Hacen, jeune chômeur, en évoquant les candidats  aux élections législatives de jeudi en Algérie.    "Ces responsables de partis qui nous draguent en ce moment et ces candidats  qui mendient nos voix, on ne les reverra plus après le vote", juge ce  trentenaire à l’apparence d’un adolescent, originaire d’Annaba, la grande ville  portuaire de l’est algérien.    Cet "exclu du système", comme il se définit, assure qu’il "ne votera pas".    Annaba, forte de 700.000 habitants dont une moitié de moins de 30 ans, a un  taux de chômage de 15%, selon les sources locales.    Avec 37 millions d’habitants dont près de 75% de jeunes, le taux de chômage  en Algérie est de 10% de la population active mais atteint les 21% chez les  jeunes, selon le Fonds monétaire international (FMI).    Les législatives de 2007 avaient été marquées par un taux d’abstention  record de plus de 64%.    Les jeunes d’Annaba se disent dégoûtés par l’ampleur de la "corruption" et  du "piston".    "Tous des pourris qui ne pensent qu’à faire des affaires et à s’en mettre  plein les poches", s’énerve Abderraouf, étudiant en sciences économiques à  Annaba.    "Ils ne sont ni les premiers ni les derniers à disparaître dans la nature  une fois validé leur ticket pour Alger et le business", lance Ahmed en  référence à certains députés attirés par les affaires et l’immunité  parlementaire.    Ecoeuré par le choix des candidats, Sofiane, jeune cadre, assure qu’il "ne  votera pas". "A Annaba, on trouve (sur les listes) des malfrats, des tenanciers  de bars et de parfaits analphabètes", s’indigne-t-il.    De nombreux scandales ont éclaté au grand jour comme l’affaire du groupe  public algérien Sonatrach "sans que cela donne l’impression de s’attaquer  réellement à la racine du mal", souligne Redouane, universitaire à l’air dépité.    Le dernier rapport de l’ONG Transparency International a placé l’Algérie à  la 112e position sur 183 pays classés du moins au plus corrompu.
    

 

 

       Algerie – ennaharonline

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