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Deux Algériennes devant un tribunal parisien… elles envoyaient de l’argent en Syrie

Algérie – Le procès de deux Algériennes a débuté à Paris. Elles sont accusées d’avoir envoyé des milliers d’euros à plusieurs membres de leur famille partis en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique.

Elles s’appellent Assia et Anissa. Âgées respectivement de 36 et 31 ans, elles habitent en France. La première est Algérienne, la seconde détient la nationalité française. Sous l’influence de leur frère, leurs parents, leurs six sœurs, leurs beaux-frères et neveux ont rallié la Syrie pour vivre dans les territoires occupés par Daech pendant des années.

Décrit comme autoritaire, Fodil Tahar Aouidate, le seul garçon de la fratrie nombreuse, avait gagné le Levant en 2013 avec sa campagne et ses enfants, selon l’AFP. Petit à petit, les autres membres de la famille ont commencé à le suivre.

Restées en France, Assia et Anissa leur envoyaient de l’argent. Elles avaient retiré 30 000 euros sur les comptes de leurs sœurs qui percevaient toujours les allocations après  leur départ.

C’est le chef d’accusation principal qui les a envoyées devant le tribunal correctionnel de Paris où elles sont jugées pour association de malfaiteurs à visée terroriste. Les deux suspectes nient bien évidemment.

D’après Anissa, l’argent envoyé était « pour les frais médicaux, pour les sortir de cet engrenage dans lequel ils sont rentrés ». « Que ce soit moi ou ma sœur, on n’a rien à voir avec l’État islamique », se défend Assia.

Aucun membre le leur famille n’est revenu en France. Cette dernière s’est agrandie en Syrie. Aujourd’hui, elle est éparpillée. La mère serait morte dans un hôpital, le père dans une prison kurde tout comme le frère. Les sœurs seraient en état d’errement et plusieurs beaux-frères morts.

Aucun verdict n’a été prononcé, le procès se poursuivra jusqu’à ce vendredi…

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