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Deux ans après son élection à la tête de la FAF, quel bilan pour Kheireddine Zetchi ?

Il y a deux ans, Kheireddine Zetchi faisait son arrivé à la tête de la fédération algérienne de football marquant, ainsi, la fin du long règne de Mohamed Raouraoua.

Annoncé comme celui qui va sortir le football local de la situation catastrophique dans laquelle il se trouve depuis plusieurs décennies, Kheireddine Zetchi a déçu même ses plus fervents défenseurs.

Après vingt quatre mois, on est toujours à la case départ. Les promesses de réformes du football local, de l’arbitrage, du mode de fonctionnement, sont restées lettre morte. Si au au bout de la première année, il était prématuré de juger l’apport du nouveau bureau fédéral, il est peut être temps, après deux ans, de dire les choses clairement. L’arbitrage est toujours malade et peut être même encore plus qu’il ne l’a été auparavant. Le couple Amalou-Ghouti a montré ses limites durant les deux dernières saisons. La violence gangrène toujours notre sport roi.

La FAF et la LFP tout comme au temps de Mohamed Raouraoua piétinent toujours les réglements. L’affaire des licences non octroyées aux clubs endettés est l’exemple frappant. S’accordant les prérogatives de la CRL et de la commission de discipline, le bureau fédéral a instruit la LFP d’interdire les licences aux clubs ayant plus d’un milliard de centimes de dettes.

La nomination de Djamel Belmadi, seul point positif ?

Si depuis la nomination de Djamel Belmadi, l’équipe nationale est en train de retrouver petit à petit le bon chemin, sa gestion avant l’arrivée de l’ancien meneur de jeu des Verts a été quelque peu hasardeuse. Kheireddine Zetchi a certes hérité d’une équipe nationale dans une situation quasi désespérée mais ses décisions du volet sélection et direction technique nationale sont contestables.

En sélection, Kheireddine Zetchi a fait deux erreurs de casting qui ont fait perdre du temps précieux à l’EN. En effet, la nomination d’Alcaraz et de Madjer ont plongé la sélection dans un coma plus profond que celui dans lequel elle se trouvait avant l’arrivée de Zetchi. La nomination de Djamel Belmadi a été considérée comme la meilleure décision prise dans ce volet par le nouveau locataire de Dély Brahim.

Côté DTN, le bureau fédéral de Kheireddine Zetchi a déjà consommé trois directeurs techniques nationaux, Tikanouine, Sâadane et Ameur Chafik. L’instabilité dans ce département névralgique pour toute fédération témoigne de l’absence d’une stratégie claire pour le football national.

Il reste à Kheireddine Zetchi et son équipe de tenter de faire mieux dans les deux années qui restent du mandat pour espérer rectifier ce qu’il a encore à rectifier. Un bon parcours lors de la prochaine coupe d’Afrique des nations et une qualification à la prochaine coupe du monde au Qatar sont « presque » indispensable pour l’image du mandat du bureau fédéral conduit par Zetchi.

 

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