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Deux chefs rebelles du Darfour tués dans une attaque

Deux chefs d’une petite faction rebelle  du Darfour ayant signé un accord de paix avec Khartoum ont été tués dans une  attaque menée par d’autres insurgés à la frontière tchadienne, a annoncé lundi  le ministère soudanais des Affaires étrangères.    "Les forces du prénommé Front révolutionnaire ont mené dimanche une  opération terroriste odieuse, assassinant de sang froid les deux dirigeants  Mohamed Bachar et Arko Dahiya" qui "étaient en mission pacifique dans la zone  de Yamna frontalière du Tchad", a-t-il précisé dans un communiqué.    "Leur convoi a été attaqué par les forces du rebelle Gibril Ibrahim –chef  du Mouvement justice et égalité (JEM, principal groupe rebelle du Darfour)–  qui ont liquidé les deux dirigeants", a ajoute le ministère qui a "dénoncé  cette opération terroriste avec force".     Le JEM, sans évoquer la mort des chefs rebelles, a quant à lui accusé les  "dissidents ayant signé un accord de paix avec le gouvernement" d’avoir attaqué  ses hommes dans des zones sous son contrôle dans le Darfour-Nord.    "Après la bataille, tous leurs véhicules arrivés plein d’armes et de  munitions (…) ont été saisis", a ajouté le mouvement dans un communiqué en  soutenant que ces "milices sont venues avec le soutien du Tchad".     Le groupe de Mohamed Bachar est devenu en avril le deuxième mouvement  rebelle à rejoindre l’accord de paix signé au Qatar en juillet 2011 entre le  gouvernement de Khartoum et une alliance de petits mouvements rebelles. Trois  formations rebelles dont le JEM ont refusé de signer.    Un autre chef rebelle dissident du JEM est décédé en avril dans des combats  entre rebelles.    Le Darfour, vaste région aride de l’ouest du Soudan, est le théâtre d’un  conflit qui a commencé en février 2013 avec le soulèvement de groupes non  arabes contre le régime de Khartoum et a fait 300.000 morts et 2,7 millions de  déplacés, selon l’ONU. Khartoum parle de 10.000 morts.     Bien que les violences aient diminué d’intensité, des combats entre  rebelles et forces gouvernementales, des querelles tribales et le banditisme  continuent d’affecter la région. 
    

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