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Dialogue inter-malien: cinq groupes armés favorables à l'accord proposé par Alger

"Nous sommes tous d’accord avec le plan de paix proposé par Alger pour trouver une solution aux problèmes du nord de notre pays. Nous sommes contre l’indépendance ou l’autonomie du nord de notre pays, mais il est clair qu’il faut revoir la gouvernance", ont déclaré les cinq groupes dans une déclaration rendue publique.

"Ceux qui pensent que les cinq partis de la plate-forme sont des valets du gouvernement malien se trompent. Certes, nous reconnaissons l’Etat, mais nous sommes d’abord et avant tout proches de nos tribus, de nos communautés", a assuré Harouna Toureh, leader de la Coordination des Mouvements et Forces Patriotiques de Résistance (CMFPR, groupes d’autodéfense sédentaires).

Il faisait allusion aux critiques éventuelles de la mouvements plus radicaux, comme le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), et une aile du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), qui n’ont pas officiellement renoncé à l’indépendance et constituent le gros des effectifs militaires rebelles.

M. Toureh a également salué comme "une véritable avancée" l’élection des gouverneurs de régions du Nord, proposée par le document qui sera étudié début janvier à Alger.

Le CMFPR, l’autre aile du MAA et trois groupes à dominante touarègue, le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), le Mouvement populaire pour le salut de l’Azawad (MPSA), et la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA) ont signé le document présenté à la presse.

"Le pré-accord présenté par Alger est bon. Nous, nous sommes légalistes. Nous ne contestons pas le régime de Bamako. Mais, nous voulons absolument être impliqués dans notre gouvernance locale, appelez ça décentralisation poussée si vous voulez, mais c’est clair, plus rien ne sera comme avant", a déclaré à l’AFP Azaz Ag Loudagdag, élu du Nord, et membre du Gatia.

La dernière session de pourparlers s’est achevée à Alger fin novembre.

Le projet d’accord dont l’AFP a obtenu copie a été présenté lors de la précédente session, en octobre, au gouvernement et aux groupes armés du Nord qui l’ont accepté comme une "base solide", avait affirmé le ministère algérien des Affaires étrangères.

Le document prévoit une vaste autonomie pour les régions, établissant leur compétence en matière de "maintien de l’ordre et de la sécurité et protection civile" et instituant à partir de 2017 le transfert de "33 % des recettes de l’Etat aux collectivités territoriales (…) avec une attention particulière pour" le Nord.

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