En directAlgérie

Echorouk TV : dettes abyssales et manœuvres malsaines

Algérie – Depuis quelques semaines, Echorouk use de fake news tel Midas de son don ou un enfant de sa tétine.

Prônant la voie de la duperie, Echorouk TV a érigé hier soir un fil rouge sang criant au complot et accusant, au passage, Said Bouteflika et Bachir Tartag, d’y participer dans le but – tenez-vous bien – de diffuser ailleurs des productions initiées par la télé d’Ali Fodil, dans le seul objectif serait de nuire à cette chaîne. Un scénario hollywoodien sur lequel ironisent les internautes.

Devant de telles allégations aussi dangereuses qu’insultantes à l’intelligence humaine, la chaîne tunisienne Carthage+ répond dans un communiqué cinglant à Echorouk TV. Cette chaîne affirme être le producteur exclusif de la série dramatique « Machaâir » (مشاعر), ce après l’échec de toutes les tentatives de contact avec les dirigeants d’Echorouk. Selon Carthage+, la chaîne d’Ali Fodil a opposé, à une volonté sérieuse de produire une série algéro-tunisienne, de la lenteur et de l’évitement, jusqu’à dégager toute responsabilité. Le contrat n’a donc jamais été signé avec Echorouk.

Carthage+ dément ainsi tout engagement légal de la chaîne privée algérienne dans cette production. Devant cette « situation catastrophique provoquée par Echorouk », la télévision tunisienne a pris attache avec une société émiratie basée à Dubaï « Ninty4 Vision », dans le but de « sauver » ce travail cinématographique, précise le communiqué. Carthage+ déclare ainsi être co-propriétaire de cette série avec la société « Ninty4 Vision » et affirme détenir tous les documents officiels tant en Tunisie qu’aux Emirats arabes unis.

Ali Fodil et la politique de la terre brûlée

Il sait d’emblée qu’il sombre et que son groupe croule sous les dettes, tant au niveau national qu’à l’international, notamment en Turquie et en Tunisie. Mais il veut emporter tout le monde dans sa chute. D’ailleurs, il a envoyé à tous les opérateurs économiques nationaux des lettres dans lesquelles ils leur ordonne (presque) de ne pas financer les trois productions qui lui ont été « volées ».

Dans son passage sur Amel TV en décembre dernier, Ali Fodil, faisant alors d’Echorouk TV la chaîne de propagande pour le 5e mandat, au point de s’afficher lui-même à la direction de campagne de Bouteflika, affirmait que « jusqu’alors, ni les opérateurs turcs ni les acteurs n’ont été payés ». Comment prétendre donc la paternité d’une production alors qu’aucun investissement n’a été officiellement effectué ?

Outre le non paiement des acteurs et opérateurs turcs, Echorouk est poursuivie par l’entreprise turque Inter Medya pour diffusion illégale de la série télévisée « Endless Love » (حب اعمى). Une procédure a ainsi été entamée auprès du fournisseur satellite Eutelsat. Cette manœuvre est-elle un acte désespéré visant à détourner les regards de ses soucis avec Eutelsat ?

Tags

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close