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Egypte : 7 à 10 ans de prison pour 3 journalistes accusés de soutenir les islamistes

   Cette affaire est vue comme un test pour les autorités égyptiennes après la destitution il y a près d’un an du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée, et notamment pour le système judiciaire qui vient de condamner à mort 183 islamistes présumés.

   Une campagne de mobilisation internationale sous le slogan "le journalisme n’est pas un crime" a été lancée et les proches des journalistes condamnés espéraient un acquittement au lendemain de la visite au Caire du secrétaire d’Etat américain John Kerry.

   M. Greste et l’Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy, chef du bureau de la chaîne qatarie avant qu’elle ne soit interdite en Egypte, ont été condamnés à sept ans de prison, et l’Egyptien Baher Mohamed a écopé de 10 ans. Parmi leurs co-accusés, deux journalistes britanniques et une néerlandaise ont été condamnés à dix ans de prison. 

   "La condamnation d’aujourd’hui (lundi) est une sentence effrayante et draconienne", a réagi M. Kerry depuis Bagdad, affirmant avoir fait part du mécontentement américain au Caire, tandis que la représentante de l’ONU pour les droits de l’Homme, Navi Pillay, s’est dite "choquée et très alarmée"

   Ce verdict est "un jour noir pour la liberté de la presse en Egypte", a estimé Amnesty International.

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