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Egypte: un nouveau procès de Morsi doit s'ouvrir, pour évasion en 2011

 
 Un des quatre procès du président  islamiste Mohamed Morsi destitué par l’armée doit s’ouvrir mardi en Egypte pour  son évasion de prison lors de la révolte populaire de 2011 qui renversa Hosni  Moubarak.    Le seul président jamais élu démocratiquement dans ce pays encourt la peine  de mort pour s’être évadé de prison avec, selon l’accusation, la complicité de  membres du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais et de mouvements jihadistes.    Ce nouveau procès doit s’ouvrir au lendemain de l’appel sans surprise que  la toute puissante armée égyptienne a lancé à son chef, le maréchal Abdel  Fattah al-Sissi –nouvel homme fort du pays qui a destitué M. Morsi le 3  juillet– à présenter sa candidature à la toute prochaine élection  présidentielle. Et ce, trois ans presque jour pour jour après la révolte  populaire qui, dans la lignée du Printemps arabe, avait mis fin à 30 années de  règne absolu de Hosni Moubarak, ex-général lui même propulsé par l’armée à la  tête du pays après l’assassinat d’Anouar el-Sadate.    M. Morsi, qui dénonce des "procès politiques" intentés par le pouvoir  "illégitime" des auteurs d’un "coup d’Etat" contre lui, doit comparaître mardi  devant un tribunal installé au coeur de l’académie de police du Caire, une  enceinte protégée par un imposant dispositif policier et militaire.    Il est jugé avec 132 co-accusés, dont 70 membres du Hamas et du Hezbollah  par contumace, ainsi que des jihadistes. Ils sont accusés de s’être évadés, en  pleine révolution contre Moubarak, à la faveur d’attaques de postes de police  et de prisons par des membres de ces organisations et des Frères musulmans,  l’influente confrérie de M. Morsi qui a remporté toutes les élections depuis  trois ans.    Lors de ses attaques, des policiers avaient été tués et des milliers de  détenus s’étaient échappés.    M. Morsi, arrêté le jour de sa destitution, est sous le coup de quatre  procès, encourant la peine capitale dans trois d’entre eux.    Et depuis sept mois, le nouveau pouvoir mis en place par le maréchal Sissi,  vice-Premier ministre, ministre de la Défense et très probable candidat à la  présidentielle prévue dans les trois mois, mène une implacable répression  contre toute manifestation des pro-Morsi. Selon Amnesty International, quelque  1.400 personnes ont été tuées dans des manifestations depuis le 3 juillet, des  manifestants islamistes pour l’immense majorité. 


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