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Egypte: Washington s'inquiète pour la liberté d'expression

    Les Etats-Unis ont exprimé lundi leurs  inquiétudes sur la répression de la liberté d’expression en Egypte, en  particulier contre des militants politiques et des journalistes, à l’approche  du premier anniversaire de l’élection du président islamiste Mohamed Morsi.    "Nous sommes profondément préoccupés par cette tendance croissante à punir  ou à dissuader l’expression politique en Egypte. Bon nombre d’individus, dont  des journalistes, blogeurs ou militants ont été arrêtés — certains poursuivis  en justice — pour diffamation de personnalités gouvernementales", a dénoncé  lors de son point de presse le porte-parole adjoint du département d’Etat,  Patrick Ventrell.    "De telles accusations ne correspondent pas aux obligations internationales  de l’Egypte, aux normes internationales en matière de libertés d’expression et  de rassemblement et (…) représentent un recul dans la transition démocratique  de l’Egypte", a ajouté le diplomate américain sans faire de lien avec des cas  d’espèce.    Les Etats-Unis avaient déjà mis en garde Le Caire ces dernières semaines.    En avril, le secrétaire d’Etat John Kerry avait exprimé à deux reprises les  "inquiétudes réelles" de son gouvernement face à la "direction" prise par  l’Egypte en matière politique, économique et de droits de l’homme, notamment  sur les restrictions à la liberté d’expression.    Allié pendant 30 ans au régime de Hosni Moubarak, Washington marche sur des  oeufs avec "la nouvelle Egypte". Pour les Américains, le dilemme est de  soutenir les aspirations démocratiques des Egyptiens sans fâcher l’un de ses  principaux alliés régionaux, lié à Israël par un traité de paix.    En mars, M. Kerry avait apporté à M. Morsi 250 millions de dollars  d’assistance, mais conditionné une poursuite de l’aide à des réformes  politiques et économiques.    Des heurts sporadiques ont éclaté vendredi au Caire avec les forces de  l’ordre après que plusieurs centaines d’Egyptiens eurent manifesté pour  réclamer le départ du président Morsi, élu en juin 2012. La première année au  pouvoir du premier président civil et islamiste d’Egypte a été émaillée de  nombreux affrontements, parfois meurtriers, entre ses partisans et ses  opposants. 

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