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El Qods capitale de la culture arabe

  •    Le coeur des manifestations a dû être déplacé vers la ville proche de Bethléem, au sud d’El Qods où, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, doit lancer l’événement culturel samedi après-midi.
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  •    La police israélienne, qui a déployé des renforts à Jérusalem-est, annexée après sa conquête en juin 1967, avait averti vendredi qu’elle empêcherait l’organisation de manifestations culturelles par l’Autorité palestinienne dans la ville sainte.
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  •    Les policiers ont ainsi refoulé des jeunes Palestiniens qui tentaient de se rendre à l’esplanade des Mosquées dans la vieille ville, troisième lieu saint de l’Islam, après la Mecque et Médine, selon un correspondant de l’AFP sur place.
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  •    La police est également intervenue à l’école Schmidt à Jérusalem-est pour empêcher des lancers de ballons portant les couleurs du drapeau palestinien après que des élèves en eurent envoyé une centaine dans les airs.
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  •    Par ailleurs, des policiers ont interpellé trois employées de l’université palestinienne d’El-Qods à la frontière de Jérusalem-est et la Cisjordanie, qui distribuaient des T-shirts du festival, rapporte la radio publique israélienne.
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  •    Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Avi Dichter, a annoncé que la police empêcherait toute activité dans le cadre du festival, considérant qu’il s’agissait d’une "opération de l’Autorité palestinienne" visant à porter atteinte à la "souveraineté" israélienne à Jérusalem-est.
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  •    Cette mesure a suscité de vives protestations de représentants de la minorité arabe d’Israël.    Le député arabe israélien Ahmed Tibi a ainsi dénoncé "l’emploi de la force brutale" contre une manifestation culturelle, promettant que "l’esprit l’emporterait sur l’occupation".
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  •    Le leader du petit parti de gauche sioniste Meretz, Haïm Oron, a également fustigé la répression du festival, estimant que la "police n’a pas le droit d’interdire une telle expression politique non violente".
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  •    Depuis 1996, les ministres de la Culture arabes désignent chaque année une ville dans le monde arabe comme "capitale de la Culture arabe". Jérusalem a succédé à Damas.
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  •    Israël interdit toute activité officielle palestinienne à Jérusalem-est, que les Palestiniens considèrent comme la capitale de leur futur Etat. Israël a proclamé Jérusalem comme sa capitale "une et indivisible".
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  •    L’Autorité palestinienne a accusé jeudi Israël de mener "une campagne d’épuration ethnique" contre les Palestiniens de Jérusalem, après l’émission ces dernières semaines de dizaines d’ordres de démolition de maisons dans la partie orientale de la ville.
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  • Ennaharonline/ AFP

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