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Encore trois policiers tués en Egypte

 Trois policiers, dont un officier, ont  été tués dans la nuit de mardi à mercredi par des hommes armés dans le nord-est  de l’Egypte, portant à cinq le nombre de ces fonctionnaires assassinés en moins  de 24 heures dans le pays, selon des responsables de sécurité.    Les attaques et attentats visant policiers et soldats se sont multipliés  depuis que l’armée a destitué le président islamiste élu Mohamed Morsi le 3  juillet et que le nouveau pouvoir réprime dans le sang toute manifestation de  ses partisans.    En plein milieu de la nuit à Ismaïliya, sur le canal de Suez, des inconnus  ont ouvert le feu sur trois policiers circulant en voiture sur l’autoroute  menant au Caire, avant de s’emparer de leurs armes, ont indiqué à l’AFP des  responsables des services de sécurité sous couvert de l’anonymat. Deux agents  et un officier ont péri, selon les mêmes sources.    Mardi matin déjà, à Ismaïliya, un policier était mort dans une attaque  similaire, et un autre avait subi le même sort quelques heures plus tard à  Port-Saïd, un peu plus au nord.     Depuis le 23 janvier, 22 policiers ont été tués dans des attaques, menées  par des insurgés islamistes selon les autorités, d’après un bilan établi par  l’AFP à partir de chiffres officiels.    Dans le Sinaï, frontalier d’Israël et de l’enclave palestinienne de Gaza,  des activistes islamistes avaient par ailleurs dynamité un gazoduc alimentant  une zone industrielle au sud de la ville d’Al-Arich, selon les mêmes sources.    L’attaque, qui n’a pas fait de victime, est la quatrième contre le gazoduc  depuis le début de l’année.      La plupart des attentats et attaques visant les forces de l’ordre notamment  au Caire, comme les sabotages des gazoducs, ont été revendiqués par le groupe  jihadiste Ansar Beit al-Maqdess, disant s’inspirer d’Al-Qaïda et basé dans le  Sinaï. Mais le nouveau pouvoir mis dirigé de facto par l’armée les attribue aux  Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi qui avait remporté toutes les  élections depuis la chute de Hosni Moubarak début 2011.    Après que l’armée a destitué M. Morsi, le seul président jamais élu  émocratiquement en Egypte, policiers et soldats ont tué près de 1.400  manifestants pro-Morsi et emprisonné des milliers d’islamistes, des Frères  musulmans pour l’immense majorité.    L’armée a lancé à la mi-2013 une vaste offensive dans la péninsule du Sinaï  pour en déloger les islamistes extrémistes et affirme régulièrement avoir  arrêté ou tué des "terroristes". 

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