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Ennahar à Ghaza

  • Arrivé en Egypte depuis Doha, les services de renseignement généraux égyptiens nous ont retenu pour non possession d’autorisation par les services de sécurité. Malgré nos tentatives de convaincre les officiers des services égyptiens que le visa en ma possession m’a été octroyé suite à la l’instruction de l’ambassadeur d’Egypte à Qatar. Ces derniers s’entêtaient bien qu’ils ont été très polis. Après deux heures, j’avais demandé mon passeport et l’autorisation de quitter le Caire vers n’importe quel autre pays. Je leur avais fais savoir que j’allais prendre contact avec notre ambassadeur en Egypte ainsi que leur ambassadeur au Qatar. A ce moment là, ils acceptèrent de me délivrer une autorisation d’entrée en cinq minutes.
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  • Une déclaration sur l’honneur et une autorisation diplomatique pour entrer à Ghaza.
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  • Les autorités égyptiennes exigent à chaque journaliste voulant entrer à Ghaza, une autorisation délivrée par l’ambassade de son pays sur laquelle devrait être mentionné la responsabilité dans le cas où la personne serait exposée à un quelconque danger.
  • L’aide de notre ambassadeur au Caire, M. Abdelkade Hadjar nous a été d’une grande importance. Ce dernier a présenté une demande en son nom personnel au directeur du centre des correspondants étrangers au Caire afin de nous autoriser à voyager. Nous sommes alors parti vers El Ariche dans un bus égyptien.
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  • Après cinq heures et demi de marche, nous sommes arrivé à El Ariche, 400 Km de la capitale égyptienne. Le long du parcours, nous avions été arrêtés sept fois par des barrages de police pour vérification de pièces d’identité. Les égyptiens voulaient exercer une rude contrôle sur les frontières avec Ghaza, resserrant l’étau sur des palestiniens qui veulent entrer en Egypte.
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  • Le terminal sous contrôle des services généraux égyptiens
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  • Vers dix heures et demi, nous sommes parti vers le terminal de Rafah sur les frontières. Beaucoup de monde attendait l’autorisation de passer de l’autre côté. La majorité étaient des médecins et des journalistes.
  • Au terminal, nous avions rencontré un groupe de syndicalistes jordaniens venus en Egypte de golfe d’El Akaba. Ils nous ont raconté comment les autorités égyptiennes les avaient retenu pendant huit heures à l’extrême sud du Sinaï (Côté ouest de la région d’Eilat) sans nourriture et sans eau mais aussi sans raison aucune.
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  • Nous avons aussi rencontré le journaliste Ghassan Ben Djeddou qui voulait entrer à Ghaza en compagnie d’une équipe de journalistes de la chaîne El Djazira. Une autre équipe de la télévision des Philippines et une autre de l’Indonésie, deux membres du parlement marocain. Les autorités égyptiennes ont exigé qu’on signe une déclaration sur l’honneur pour quitter Ghaza après trois jours de la date d’entrée.
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  • Des scènes tristes de blessés palestiniens refoulés par l’Egypte vers Ghaza, certains n’avaient même pas complété leurs soins. D’autres étaient sans argents ni aucun moyen de communication avec leurs familles.
  • Les membres syndicalistes jordaniens ont été refusés l’accès après sept heures d’attente. Il n’y avait par de nourriture au Terminal de Rafah et nous étions obligés de manger du pain avec des petits morceaux de fromage.
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  • Après une longue attente, nous étions autorisé d’accéder à Ghaza à l’exception du journaliste Ghassan d’El Djazira qui était très triste. Les députés marocains aussi n’ont pas été autorisés d’entrée ainsi que les syndicalistes jordaniens.
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  • Après les formalités d’accès, nous sommes monté dans un bus en direction du côté palestinien du terminal.
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  • …Enfin Ghaza
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  • Arrivé à Ghaza le soir, il y avait des palestiniens volontaires qui accueillaient les arrivants pendant que de l’autre côté les porteurs égyptiens proposaient leurs services contre cinq livres (100 DA).
  • Les palestiniens aidaient les gens qui arrivaient sans demander de contre partie. Lorsque nous leurs avions demandé pourquoi, il répondirent que cela était un honneur pour eux d’aider les visiteurs de Ghaza.
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  • Le côté palestinien du terminal de Rafah, tout était simple. Les formalités de passage était très simples et rapides. Du café et des dattes nous ont été offerts. Les palestiniens voulaient s’enquérir de notre séjour à Ghaza et si nous avions où de la famille chez qui nous voulions aller. Ils sont restés avec nous pendant quatre heures et nous ont proposé de nous aider à trouver où dormir.
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  • Nous sommes ensuite parti dans la voiture d’un ami dans la ville de Ghaza distante 35 Km. Ça nous a pris une heure de marche à cause de l’état de la route.
  • Rafah est une région agricole. Des champs s’étendent sur les deux côtés de la route. Les habitants très pauvres et la région semble désertée. En guise de plaque de signalisation, il y a des panneaux portant les noms des Martyrs palestiniens des différentes franges telles que Hamas, fatah, le Djihad, le Front Populaire etc.
  • Les régions israéliennes peuvent être vues sans difficulté à partir du côté est de la route Salaheddine qui traverse Ghaza du nord au sud.
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  • Nous sommes arrivé dans la maison de notre ami chargé de nous héberger. Il nous a accueilli lui et ses parents avec joie. Leur joie était plus grande lorsqu’ils ont su que leur invité était algérien. Quelques membres de la famille avaient étudié en Algérie. Pendant que la mère nous préparait à manger, ils nous racontèrent leurs souvenirs en Algérie.
  • Nous avions hâte de partir vers le lieu où il y a eu les combat mais ils insistèrent à ce que nous nous reposions avant et nous ont promis de nous faire visiter toutes les régions touchées par les attaques sionistes.
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  • Ennahar/ Ghaza – Chebboub Abou Taleb
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