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Ennahar entendu par la justice dans l’affaire de l’assassinat de Tounsi

  • Le juge d’instruction près le tribunal de Bab el Oued, dans la capitale, Abdelhamid Bourezk, a entendu hier soir le directeur général et directeur de publication du quotidien Ennahar, Anis Rahmani ainsi que la journaliste Dalila Belkheir, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du directeur de la sûreté nationale, le défunt Ali Tounsi. Un article, publié sur les pages d’Ennahar, est parut le jour de l’assassinat, sur la décision du défunt Tounsi, de geler les fonctions du colonel Choaïb Oultache, en sa qualité de président du comité des marchés de la DGSN.
  • Le directeur général du quotidien, anis Rahmani, dans sa déclaration devant le juge d’instruction, a indiqué que le journal a mené un travail journalistique professionnel n’ayant aucun rapport avec le crime odieux qu’il a dénoncé. Et d’ajouter que l’assassinat survenu quelques heures après la publication de l’article le 25 février dernier était une simple coïncidence et qu’il n’y a pas lieu de le faire sortir de son cadre. L’article n’était pas tellement important, selon lui, d’ailleurs il ne figurait pas sur la une du journal.
  • L’article parut le jour de l’assassinat du directeur général de la sûreté nationale, le défunt Ali Tounsi, portait sur la décision de ce dernier de geler les fonctions du colonel Choaïb Oultache, en sa qualité de président du comité des marchés après des soupçons relatifs à des marchés douteux dans des conditions floues. Des informations que même la DGSN n’avait pas démenties jusqu’à aujourd’hui.
  • Répondant aux questions du juge d’instruction, Anis Rahmani a fait savoir qu’il avait personnellement chargé la journaliste Dalila Belkheir de mener des recherches et des investigations sur la véracité des informations reçues par Ennahar concernant le gel des fonctions de Choaïb Oultache et de préparer l’article dans 48 heures. Mission qui a été menée par la journaliste, qui a pris contact avec la partie concernée mais n’ayant reçu aucune réponse. Ennahar a donc pris la décision de publier l’information, qui ne portait aucun préjudice à l’institution de la sûreté nationale, le 25 février dernier.
  • Le directeur général d’Ennahar insisté sur le fait que le journal n’avait aucunement l’intention de porter préjudice ou de déformer l’image de quiconque. Il a ajouté que le but du journal a toujours été d’éclairer l’opinion publique. Selon lui, une certaine presse, qui manque de professionnalisme, a tenté de faire le lien entre la publication de l’article en question et l’affaire de l’assassinat qui n’était qu’une pure coïncidence.
  • De son côté, la journaliste Dalila Belkheir a expliqué que son article avait pour but d’informer, notamment que le journal est connu pour suivre et publier les affaires de corruption. De par le fait qu’elle suit le dossier de la police, le directeur général du journal l’a chargé de cette mission. Selon la journaliste, le journal jouit d’une bonne réputation dans le milieu de la police. Le défunt Ali Tounsi lui avait accordé un entretien trois jours avant son assassinat, sur les perspectives du secteur de la police et les objectifs que ce dernier voulait réaliser mais la mort a été plus rapide. Après que la commission d’information de la direction lui ait demandé de préparer les questions qu’elle voulait poser au colonel, ce dernier a été victime d’un lâche assassinat dans son bureau. Celle-ci a précisé que la publication de son article le jour de l’assassinat n’était qu’une simple coïncidence, que certain milieux ont tenté d’exploiter dans le but d’impliquer le journal dans cet acte odieux.
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  • Ennahar/ A. Kamel

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