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Entretiens avec les fondateurs des groupes salafistes en Algérie

  • Ennahar, et parallèlement et en accord avec le quotidien londonien El Hayat, publiera en plusieurs parties réalisées par Kamil Touil, rédacteur à El Hayat avec Hassan Hattab, émir des groupes salafistes pour la prédication et le combat (GSPC) ; Abdelkader Ben Messaoud, émir de la zone neuf ; Abou Omar Abdelbir, chef de la commission d’information. En plus de Abou Zakarya, président de la commission médicale, et ce, à compter de la semaine prochaine.
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  • Les fondateurs du courrant salafiste s’expriment pour la première fois dans un quotidien arabophone et racontent leurs parcours depuis la prise du maquis et aussi les raisons de leurs reddition après l’apparition du courrant des « Khaouaridj » des groupes islamistes armés GIA au temps de Abou Talha, alias Antar Zouabri, ancien émir des groupes islamistes armés qui a été éliminé en 1996 à Boufarik et après lui Djamel Zitouni.
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  • Ces dirigeants qui activent actuellement dans le cadre de la paix et de la réconciliation nationale, tentent de faire aboutir les efforts du président Abdelaziz Bouteflika pour que la paix revienne et que les activités armées cessent à jamais. Ils tentent de convaincre les éléments armés qui sévissent encore avec Abou Mosaâb Abdelouadoud, Alias Abdelmalek Droukdal, l’émir national d’El Qaïda Maghreb.
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  • Dans leurs déclarations, ceux-ci estiment que depuis la prise du pouvoir par Bouteflika en 1999, la situation à l’intérieur comme à l’extérieur du pays a changée et a eu un grand impact sur les groupes terroristes après que ce dernier ait prouvé sa bonne intention de poursuivre sa politique de réconciliation nationale, et de faire retrouver à l’Algérie sa place sur la scène internationale. Il a aussi prouvé ses bonnes intentions de dialoguer avec tous ceux qui ont préféré rejoindre les groupes terroristes en instituant la charte pour la paix et la réconciliation nationale.
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  • Dans ce sens, Hassan Hattab déclare au quotidien londonien El Hayat qu’après que le pouvoir ait adopté des changements, les mentalités de ceux qui ont pris le maquis et choisi la voie des armés a aussi changé. Et d’ajouter qu’il avait été obligé de prendre le maquis. Là, il fut convaincu du djihad. Hattab explique qu’il s’était opposé à Zouabri et que Abou Talha et « Makador » et « Abou Kabous » étaient les vrais dirigeants des groupes.
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  • L’ancien émir du GSPC explique aussi comment il a quitté le GIA en créant le « groupe salafiste » et comment il a réussi à convaincre les émirs à accepter la réconciliation nationale alors qu’ils étaient convaincu par le massacre des femmes des éléments des forces de sécurité. Hattab déclare pour la première fois que Mezreg l’émir de l’AIS n’avait jamais pris contact avec son groupe pour les inclure dans la trêve mais qu’il avait lui-même ordonné à ses éléments d’arrêter de combattre l’AIS.
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  • Abou Hamza dit qu’il avait refusé d’utilisé le terme « Taghout » contre le pouvoir et cela a été à l’origine d’une crise entre les éléments de l’organisation.
  • Concernant l’émir de l’organisation El Qaïda au Maghreb, Hattab affirme que ce dernier n’est pas le vrai dirigeant de l’organisation et qu’il n’est même pas apte à diriger une Saryate.
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  • De son côté, Abdelkader Ben Messaoud, émir de la région Boukehil dans le sud, déclare qu’il était convaincu du Djihad mais que Bouteflika les a obligé à réviser leur idéologie. Il ajoute que Laouar l’avait informé qu’il allait quitter l’activité armée en Algérie et qu’il allait partir pour le sahara. Ce qui arriva réellement puisque ce dernier s’est mis à kidnapper des touristes étrangers pour les échanger contre des rançons en euro.
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  • Abou Omar Abdelbir, chef de la commission d’information de l’organisation déclare qu’un contact a eu lieu avec Zerkaoui pour que des français soient kidnappés et ce en représailles à l’arrestation d’El Para au Tchad.
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  • Dans cette série d’entretiens que le quotidien Ennahar publiera en parallèle avec le quotidien londonien « El Hayat », Abou Zakarya, chef de la commission médicale parlera de son procès mené par le mufti qui lui avait ordonné l’arrêt des combat mais qu’il avait refusé. Il parlera aussi des raisons principales de sa reddition.
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  • Ennahar/ Dalila B.
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