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Erdogan dénonce l'"intervention étrangère" du Hezbollah en Syrie

     Le Premier ministre turc Recep Tayyip  Erdogan a dénoncé mardi l’appui militaire fourni par le mouvement chiite  libanais Hezbollah aux troupes du régime de Damas dans la bataille pour le  contrôle de la ville syrienne de Qousseir.    "Je suis totalement de votre avis", a répondu M. Erdogan à un journaliste  qui lui demandait s’il considérait l’implication des troupes d’élite du  Hezbollah dans les combats en Syrie comme une "intervention étrangère".    "En Syrie il n’y pas seulement le Hezbollah mais aussi d’autres forces",  a-t-il ajouté en faisant implicitement référence à l’Iran, l’un des rares  soutiens du régime du président Bachar al-Assad.    "Les médias du monde entier doivent expliquer quelles organisations,  soutenues par quels pays, sont actuellement actives en Syrie", a poursuivi le  chef du gouvernement turc lors d’une conférence de presse organisée à  l’aéroport d’Istanbul, alors qu’il rentrait d’une visite de plusieurs jours aux  Etats-Unis.    "Ceux qui considèrent le soutien logistique fourni par la Turquie à  l’opposition syrienne comme une intervention étrangère ne disent pas la même  chose à l’égard de mouvements qui prennent part aux combats", a souligné M.  Erdogan.    Théâtre depuis plusieurs jours de violents combats entre la rébellion et  les troupes fidèles au président Assad épaulées par des miliciens du Hezbollah,  la ville de Qousseir contrôle la voie de passage des armes et des rebelles  entre le Liban et la Syrie.         L’entrée en scène des forces du Hezbollah chiite suscite l’inquiétude des  Etats-Unis et de l’Union européenne.    Farouche opposant au régime de Damas, le gouvernement turc soutient la  rébellion syrienne et accueille sur son sol près de 400.000 réfugiés syriens  qui ont fui les combats dans leur pays. 

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