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Erdogan: Israël "principale menace pour la paix" au Proche-Orient

  •    "C’est Israël qui est la principale menace pour la paix régionale", a-t-il déclaré à quelques journalistes, avant un déjeuner de travail avec le président français Nicolas Sarkozy.
  •    La Turquie est traditionnellement le principal allié d’Israël dans le monde musulman. Mais les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis la guerre à Ghaza fin 2008 et début 2009.
  •    "Si un pays fait usage d’une force disproportionnée, en Palestine, à Ghaza, utilise des bombes au phosphore, nous n’allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut agir de la sorte", a-t-il affirmé. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500 morts (à Ghaza) et les motifs invoqués sont des mensonges", a-t-il ajouté.
  •    "Goldstone est juif et son rapport est clair", a-t-il poursuivi, en référence au rapport demandé par l’ONU au juge sud-africain Richard Goldstone, qui a accusé Israël mais aussi des groupes palestiniens d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’Opération "Plomb durci" de l’armée israélienne à Ghaza.
  •    "Ce n’est pas parce que nous sommes musulmans que nous avons cette approche. Notre approche est humanitaire", a ajouté le Premier ministre turc issu du parti islamo conservateur AKP. Il s’exprimait en turc et ses propos étaient traduits en français.
  •    Le Premier ministre turc a également évoqué les capacités nucléaires d’Israël, que l’Etat juif n’a jamais formellement reconnues, et établi un lien avec le dossier du nucléaire iranien.
  •    M. Erdogan a estimé que la non adhésion d’Israël au Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire ne devait pas l’exempter de rendre des comptes à la communauté internationale sur ce sujet. "Est-ce une situation logique ? Ne pas faire partie du TNP permettrait de faire tous les jours ce qu’on veut", a-t-il déclaré.
  •    Le dirigeant turc a réitéré son hostilité à l’adoption de nouvelles sanctions internationales contre l’Iran, soupçonné par les occidentaux de vouloir se doter de l’arme atomique, sous couvert d’un programme civil.
  •    "Jusqu’à présent, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a parlé de probabilités et pas de certitudes" sur les visées militaires du programme iranien, a-t-il dit. "Il n’est pas question de mettre un pays en accusation sur des probabilités", a-t-il ajouté.
  •    Encore mardi soir, la Turquie avait condamné des déclarations attribuées au chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, comparant Recep Tayyip Erdogan à des dirigeants controversés comme le Libyen Mouammar Kadhafi et le Vénézuélien Hugo Chavez.
  •    "Nous condamnons avec violence et rejetons les déclarations sans fondement, déplorables et dépassant les limites prononcées par (…) Avigdor Lieberman et diffusées par la presse israélienne au sujet de notre Premier ministre", avait affirmé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères.
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  • Ennaharonline/ AFP

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