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Essais nucléaires français: réactions partagées en Algérie sur l'indemnisation

  •    Dans une déclaration publiée dans la presse algérienne, l’association du 13 février 1960, qui regroupe les victimes des essais, estime que cette décision "est un pas en avant mais ne constitue pas l’essence de (son) combat".
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  •    "Le plus important n’est pas d’indemniser les victimes avec une petite pension mais de prendre en charge les malades et ce en érigeant un hôpital spécialisé pour le traitement des pathologies issues de ces essais", affirme le président de l’association, Abderrahmane Lagsassi.
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  •    "La France a enfin décidé de se plier aux revendications des victimes de ses essais nucléaires dans le sud algérien", se félicite le quotidien privé arabophone Ech-Chourouk.
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  •    "Cette décision est une évolution qualitative dans le traitement par la France de ce dossier qui avait embarrassé les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir à Paris durant plus de quatre décennies", écrit le journal.
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  •    Toutefois, Ech-Chourouk se demande si Paris ira jusqu’à "reconnaître les crimes commis durant la colonisation" de l’Algérie de 1830 à 1962.
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  •    "Après le crime, le mépris", écrit pour sa part le quotidien privé francophone AlgérieNews, qui titre en une "L’insulte".
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  •    Le journal vise les "indemnisations" promises par le ministre français de la Défense Hervé Morin qui, selon une estimation d’AlgérieNews, représenterait "66,67 euros par an et par personne".
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  •    Cette estimation correspond au partage du premier plan d’indemnisation, annoncé mardi par Paris et doté de 10 millions d’euros pour 2009, entre les 150.000 personnes, travailleurs civils et militaires, qui ont participé de 1960 à 1996 aux 210 essais menés par la France dans le Sahara algérien puis en Polynésie française.
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  •    Toutefois, selon M. Morin, le nombre de personnes qui ont pu développer un cancer à cause des radiations est estimé à "quelques centaines".
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  •    Le Quotidien d’Oran estime de son côté que les indemnisations ne permettent pas de clore le dossier en raison "de la présence encore aujourd’hui sur les lieux des équipements ayant servi aux essais, enfouis après le départ des Français, mais qui ont réapparu, au gré de l’érosion, et constituent des sources de radiations importantes".
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  •    Ce journal privé francophone souligne que l’Algérie réclame toujours "la prise en charge totale, sinon en partenariat, du problème de la radioactivité dans la région des tirs".
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  •    Aucun commentaire officiel n’était disponible mercredi en Algérie.
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  • Ennaharonline/ AFP  

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