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EXCLUSIF- Comment Ould Kaddour avait été condamné dans un procès imaginaire

Il avait été condamné, en novembre 2007, pour « divulgation d’informations classées secret-défense » par le tribunal militaire de Blida. Cependant et selon des sources sûres, aucune preuve l’accablant n’a été présentée lors de son procès. A l’époque, les avocats avaient même qualifié cette affaire de « vraiment banale et ne mérite même pas qu’elle soit jugée par un tribunal militaire ». 

Nous revenons dans cet article sur les tristes péripéties qu’a vécues Abdelmoumen Ould Kaddour, un intellectuel algérien victime collatérale d’une lutte aux plus hauts sommets. Des informations que nous a révélées une source proche de l’actuel Président Directeur général de Sonatrach.

Diplômé Docteur-Ingénieur en Génie Chimique par le prestigieux Massachusetts Institute of Technologie (MIT) aux Etats-Unis d’Amérique en 1979, Abdelmoumen Ould Kaddour avait présidé en 1993 l’entreprise Brown & Root – Condor (BRC), société par actions algéro-américaine, dont Sonatrach détenait 51% des parts et dont le siège se trouvait à Alger.

Toute l’histoire a commencé quand Ould Kaddour a refusé de fournir à des agents de l’ex-DRS (renseignement) les plans de construction du nouveau siège du ministère de l’Energie, BRC étant l’entreprise chargée de sa construction. Avant de s’adresser à Ould Kaddour, le DRS avait demandé ses documents au ministre de l’Energie de l’époque, Chakib Khelil, qui avait refusé de les fournir, jugeant qu’une telle demande nécessitait une autorisation du Président de la République.

Selon une source bien informée du dossier, c’est la raison qui a poussé l’ex-DRS, à sa tête le général Toufik, à accuser le PDG de BRC d’espionnage et de le présenter devant le tribunal militaire sans qu’il y ai la moindre preuve, ni le moindre témoin. Et c’est ainsi qu’il avait été condamné à 30 mois de prison ferme, un verdict qui est loin de correspondre au chef d’accusation. Cependant, ce que l’on ignorait jusqu’ici est qu’Ould Kaddour avait été relâché six mois plus tard, sans qu’on lui fournisse le moindre document de son passage en prison, ni sur le motif de sa libération…Un procès imaginaire et une condamnation fictive !

 

Le Général Lamari avait ordonné l’octroi de projets à BRC par contrats de gré à gré 

Concernant les contrats obtenus par l’entreprise BRC, dont Abdelmoumen Ould Kaddour était PDG, notre source explique que c’est le défunt général Mohamed Lamari, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire de l’époque, qui avait ordonné à son institution d’octroyer des projets à cette entreprise par des contrats de gré à gré, à l’instar du projet de l’hôpital militaire de Blida.

 

Ould Kaddour était proche de Chakib Khelil

L’accusation puis la condamnation d’Ould Kaddour est, selon notre source, liée au fait que ce dernier soit proche de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil. Il aurait été, selon la même source, été utilisé comme un moyen d’atteindre l’ancien ministre. Ould Kaddour, ajoute notre source, avait été condamné pour espionnage et la preuve avancée était un fax. Mais ce fax n’a été aucunement présenté au tribunal et le juge n’a pas pu le constater.

 

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