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Fermé début octobre, le centre chiite « Zahra France » appartient à un Algérien

Algérie – Pour l’heure, il n’est pas inquiété par la justice. Yahia Gouasmi, un sexagénaire d’origine algérienne établi en France depuis les années 60, se trouve être le responsable du Centre Zahra, une association musulmane d’obédience chiite étroitement surveillée par les autorités françaises.

Le 2 octobre dernier, les locaux de l’association, basée à Grande_Synthe dans le nord de l’Hexagone, a fait l’objet d’une vaste opération antiterroriste en raison de ce que les autorités françaises ont qualifié de « soutien marqué par ses dirigeants à plusieurs organisations terroristes ».

A l’issue de cette opération menée par pas moins de 200 policiers, pas moins de onze personnes ont été interpellées. Quand au centre, il a été fermé à la demande du préfet à cause de sa position qui « légitime ouvertement le djihad armé », selon 20 Minutes.

Né en Algérie en 1949, Yahia Gouasmi est arrivé en France à l’adolescence. Il a enchainé depuis les affaires, ouvrant une boucherie et d’autres commerces. Dans les 1980, il est soupçonné d’être un agent travaillant pour la solde de République islamique d’Iran.

Fondateur de la Fédération chiite de France et le Parti antisioniste (PAS), l’homme nie catégoriquement les accusations de terrorisme et d’antisémitisme. « On nous considère comme terroristes car nous soutenons le Hamas et le Hezbollah. Nous estimons être des résistants à l’état colonialiste d’Israël », souligne-t-il. Et d’affirmer, «  De nombreux juifs sont antisionistes ».

D’après le même média, Yahia Gouasmi se montre serein. Car, estime-il, cette opération policière n’est qu’« une manipulation politique » qui vise à montrer que la France mène des actions contre l’Iran. « Il y a de très gros intérêts politico-économiques en jeu », opine-t-il.

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