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France: conférence sociale lundi et mardi, premier test du nouveau pouvoir

 Le gouvernement français réunit lundi et  mardi syndicat et patronat pour une "conférence sociale", premier test pour la  méthode de gouvernance fondée sur la concertation revendiquée par François  Hollande, dans un contexte de crise où se multiplient les plans sociaux.    "Réorganisation" annoncée dans le puissant groupe pharmaceutique Sanofi,  difficultés du constructeur automobile Peugeot, redressement judiciaire du  volailler Doux: la conférence se tient dans un climat difficile, alors que le  taux de chômage atteint 10% en France.    Ouverte par le nouveau président socialiste François Hollande, clôturée par  le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui lancera la feuille de route des  négociations à venir avec les partenaires sociaux, la conférence sociale sera  l’occasion de détailler les réformes sociales des deux prochaines années.    "Nous voulons donner toutes ses chances à la démocratie sociale", affirmait  mardi dans son discours de politique générale Jean-Marc Ayrault, qui espère  aboutir à "un compromis à bien des égards historiques", permettant de résoudre  le problème numéro un, l’emploi, grâce à la "culture de l’accord", du  "donnant-donnant".    Pour sa part, le président devrait rappeler l’urgence de lutter à la fois  sur le plan économique –réduction des déficits et de la dette sur fond de  croissance quasi-nulle– et sur le plan social, avec la lutte contre le  chômage, tout particulièrement celui des jeunes.    Des accords rapides sont attendus sur des sujets "urgents": ainsi les  "contrats d’avenir" destinés aux jeunes de quartiers défavorisés devraient voir  le jour en septembre et le contrat de génération, idée phare du candidat  Hollande, à la fin de l’année.    Un autre chantier épineux sur fond de multiplication des plans sociaux, est  la lutte contre les "licenciements abusifs". "80.000 emplois sont menacés",  selon Bernard Thibault leader du puissant syndicat CGT. Le gouvernement entend  lancer la négociation sur ce sujet et espère un accord dans les six à neuf mois  pour ensuite légiférer.    Mais pour le patronat, le problème majeur est la perte de compétitivité des  entreprises dont "la restauration passe nécessairement par une baisse du coût  du travail", selon l’organisation patronale de l’artisant UPA.    Un autre sujet épineux sur la table –qui a déjà suscité un tollé  syndical– est la réduction d’effectifs de certains ministères, rigueur oblige.    Mais les syndicats admettent aussi les contraintes du gouvernement:  "C’était la rigueur avant l’arrivée de François Hollande, c’est la rigueur  après", affirme le leader du second syndicat français, la CFDT, François  Chérèque qui reconnaît: "Nous ne pouvons pas continuer de transmettre des  dettes excessives à nos enfants".
 
 

Algerie – ennaharonline

 

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