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France : empêchée de se marier avec petit-fils de harki, une élue d’origine algérienne parle

Algérie – Enlevée et séquestrée par sa famille pour empêcher son mariage avec un petit-fils de harki, Mounia Haddad, élue  LREM (La République en marche, le parti d’Emmanuel Macron) d’origine algérienne a parlé pour la première fois sur la radio RMC.

D’emblée, la conseillère départementale en Indre-et-Loire, une région du centre-ouest de la France, s’est confiée la mésaventure qu’elle  a vécue avec sa propre famille. Une mésaventure qui dure depuis le mois de juillet dernier. « J’ai descendu mes poubelles, comme tout le monde. Mon oncle sort d’une voiture. Je ne comprends pas. J’ai vu mon père à l’arrière. J’ai à peine eu le temps de crier que j’étais déjà sur l’autoroute. Dans la voiture, je crie, je me débats. Et je me dis qu’au pire, je vais mourir. Je vais me faire tuer », a-t-elle relaté ce jeudi.

La jeune femme a été en effet conduite au domicile parental ou elle a été séquestrée par son père, ses deux oncles et  ses frères. Le but étant de l’obliger à renoncer à son projet de mariage et la faire convoler en justes noces avec un homme qui vit en Algérie.

« J’aimais un homme en secret depuis des années par choix. Et puis il y aussi beaucoup de pudeur dans la culture kabyle. Il faut être sûr de son choix lorsqu’on s’avance vers le mariage. Il y a ce respect, cette pudeur envers la famille. On ne présente pas n’importe qui à la famille », a-t-elle notamment ajouté.

Mis en examen, le père, les deux oncles et le frère de la victime ont comparu  début novembre devant le Tribunal correctionnel de Tours. Ils ont tous été condamnés à des peines allant de dix mois avec sursis pour le frère, jusqu’à deux ans et demi de prison ferme pour le père et deux ans et un an et demi fermes pour ses deux oncles.

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