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France : nouveau procès dans l'affaire d'un cargo arraisonné en 2008 avec trois tonnes de cocaïne

Le procès en appel de trafiquants présumés  et des membres de l’équipage d’un cargo panaméen, le "Junior", arraisonné en  2008 par la Marine française dans le golfe de Guinée avec plus de trois tonnes  de cocaïne à son bord, s’est ouvert lundi en France pour trois semaines. Le navire avait été intercepté le 7 février 2008 dans l’Atlantique par des  commandos de marine français. Ils y avaient trouvé un chargement de 107 caisses  contenant chacune 30 kg de cocaïne. Les trafiquants avaient pris livraison de  la drogue au large du Brésil et devaient apparemment la décharger en Algérie. Onze accusés, dont cinq comparaissent détenus et deux sont représentés,  sont cités devant une cour d’assises spéciale réunie à Rennes (ouest) et  uniquement composée de magistrats professionnels. Le procès doit durer jusqu’au  28 février. En première instance, le 9 février 2012, sept peines allant de 10 à 25 ans  de prison avaient été prononcées à l’encontre de cadres grecs, sierra-léonais  et bissau-guinéen du réseau.  Les cinq matelots du "Junior", à l’encontre desquels le parquet avait  requis de quatre à sept ans de prison, avaient été acquittés, la cour ayant  estimé que ces marins sierra-léonais, très pauvres, avaient agi sous la  contrainte de leur employeur. Le principal enjeu du procès en appel, organisé à l’initiative du parquet  général, est le sort d’un Grec, Andrea Tsakiris, un gérant de société de 58  ans, acquitté en première instance faute de charges suffisantes, et qui selon  le parquet est en réalité l’un des principaux responsables du réseau. Le  ministère public avait requis 25 ans de prison à son encontre en première  instance.  Jugé dans son pays, l’armateur grec du navire, Nikolaos Kornilakis, a été  pour sa part condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juillet 2009. Dans cette affaire, la France avait été condamnée en juin 2013 par la cour  européenne des droits de l’homme à Strasbourg pour garde à vue abusive, après  avoir tardé à présenter l’équipage du navire à un juge.

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