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France: un homme qui menaçait les cinémas projetant "Hors la loi" arrêté

  •    Présenté à Cannes en Sélection officielle en mai dernier, le film avait suscité d’énormes controverses, principalement autour de l’évocation des massacres de Sétif (à l’est d’Alger), le 8 mai 1945 et dans la semaine qui a suivi, perpétrés par l’armée française et les colons qu’elle avait armés.
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  •    Un appel anonyme avait été passé à un média, le 22 septembre, par un homme qui menaçait de commettre des attentats contre les salles projetant "Hors la loi", qui raconte l’histoire de trois frères dans la tourmente de la guerre d’indépendance algérienne.
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  •    La police a identifié la cabine téléphonique utilisée pour l’appel anonyme et les services techniques ont permis d’identifier un suspect, un retraité de 68 ans qui a reconnu les faits.
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  •    Au cours d’une garde à vue de trois jours, il a expliqué avoir agi parce qu’il aurait voulu que ce film soit interdit.
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  •    L’homme s’était présenté au nom du groupe Charles Martel, du nom du noble franc qui avait repoussé les Arabes à Poitiers en 732. On ignorait s’il était lié au "groupe Charles Martel" qui avait commis une vingtaine d’attentats, principalement contre des ressortissants ou des intérêts algériens en France, entre le 14 décembre 1973 et le 20 juin 1991.
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  •    Ces attentats avaient fait six morts, dont le prince Jean de Broglie, artisan des accords d’Evian qui avaient mis fin à la guerre en 1962, et plusieurs dizaines de blessés.
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  •    Le sexagénaire est poursuivi pour "fausse alerte", c’est-à-dire la "divulgation d’une fausse information dans le but de faire croire à la commission d’une destruction dangereuse". Il encourt deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
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  •    Lors de sa présentation au festival de Cannes, "Hors la loi" a été l’objet de virulentes critiques en France, la droite et l’extrême droite, des harkis (anciens supplétifs musulmans de l’armée française) et des pieds-noirs (Français partis d’Algérie après l’indépendance en 1962) accusant le réalisateur de "falsifier l’histoire".
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  • Ennaharonline

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