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France: une partie d'une nouvelle taxe financière pour les enfants du Sahel

     
La France va consacrer une partie du  produit de sa nouvelle taxe sur les transactions financières (TTF), soit 30  millions d’euros, à l’amélioration de l’accès aux soins pour les enfants du  Sahel, a annoncé mardi le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin.    "Deux millions d’enfants pourraient bénéficier de ce dispositif", a précisé  dans un communiqué M. Canfin, soulignant qu’"au Sahel, un enfant sur cinq meurt  avant l’âge de cinq ans, souvent de maladies que l’on sait soigner".    "Cette initiative permettra un meilleur accès aux soins pour la prévention,  le dépistage et le traitement des grandes pandémies, comme le paludisme et le  VIH/SIDA, mais aussi une meilleure prise en charge des pathologies plus  courantes et de la malnutrition aigüe", a déclaré le ministre français.    Pour Pascal Canfin, "c’est un grand motif de fierté d’ouvrir l’accès à la  santé à des centaines de milliers d’enfants, parmi les plus pauvres de la  planète, grâce à une taxe collectée sur les marchés financiers".    Au total, le gouvernement français s’est engagé à consacrer au  développement 10% du revenu de la taxe sur les transactions financières,  instaurée en août 2012, soit 60 millions d’euros en 2013.    L’annonce de l’initiative française en faveur des enfants du Sahel survient  le jour où s’ouvre à Paris une conférence internationale sur la malnutrition  infantile, organisée par Unicef France et plus particulièrement consacrée à la  sécurité nutritionnelle en Afrique subsaharienne.    A cette occasion, Action contre la Faim (ACF), comme d’autres ONGs, a  demandé au gouvernement français "un engagement plus fort en faveur de la  nutrition", soulignant que "moins de 2% de l’aide publique française au  développement est consacrée à la lutte contre la faim et la malnutrition".    Répondant aux critiques, M. Canfin a estimé que "la malnutrition est un  phénomène complexe. Il faut agir en direct mais aussi sur les causes". "Quand  nous luttons pour l’accès aux soins, nous luttons contre la malnutrition. Quand  nous investissons dans la production agricole, dans le stockage, nous luttons  contre la malnutrition", a-t-il déclaré à l’AFP. 

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