En direct

Gaïd Salah préside la réunion ordinaire du Conseil des Chefs d'Etats-Majors des pays membres du CEMOC

  Les travaux de la réunion ordinaire du Conseil des Chefs d’Etats-Majors des pays membres du CEMOC (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger) ont démarré aujourd’hui, mercredi 16 septembre 2015, au siège du Commandement de la 6ème Région Militaire à Tamanrasset, sous la présidence de Monsieur le Général de Corps d’Armée, Ahmed GAID SALAH, Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire.  

 Les travaux ont commencé par une allocution de Monsieur le Général de Corps d’Armée, Ahmed GAID SALAH, Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, à travers laquelle il a souhaité la bienvenue aux hôtes de l’Armée Nationale Populaire et de l’Algérie, avant d’aborder les différents points inscrits à l’ordre du jour, où l’accent a été porté sur l’importance de cette réunion à la poursuite du travail dans le cadre du mécanisme de coopération et de coordination entre les pays membres, en vue d’éliminer le fléau du terrorisme de la Région.  

 «  A ce titre, l’expertise acquise par l’Armée Nationale Populaire dans sa longue lutte contre le terrorisme peut être mise à la disposition des pays voisins, dans une dynamique d’ensemble fédérant les efforts de chacun de nos pays, en vue de neutraliser définitivement le fléau du terrorisme sévissant dans la sous-région ».

 Monsieur le Général de Corps d’Armée a présenté une analyse approfondie de la situation sécuritaire prévalant dans la Région, laquelle exige, outre une vigilance et une veille accrue, une coopération de plus en plus densifiée, à même de préserver les acquis obtenus :

  «  En l’état actuel des choses, il est permis de dire que la situation sécuritaire dans notre sous-région s’améliore graduellement, grâce aux efforts fournis par nos pays respectifs au double plan politique et militaire. Néanmoins, la persistance des visées du terrorisme transnational nous impose le maintien de la vigilance et la consolidation de notre coopération, en vue de préserver les acquis enregistrés.

 Ceci requiert, donc, de notre part une attention particulière pour la prise de mesures appropriées, dans un esprit de coopération efficiente, adossée à une stratégie commune.

 En tout état de cause, cette stratégie devrait être mise en œuvre pour instaurer les conditions propices pour le développement socio-économique et la stabilité de notre sous-région. Dès lors, elle ne saurait atteindre toute l’efficacité attendue, sans prise en compte du volet sécuritaire, à commencer par l’élément primordial que constitue l’échange de renseignements, dans le cadre d’une coordination des actions de part et d’autres des frontières, tel que prescrit par le mécanisme établi dans ce cadre.

 Telles sont, à notre avis, les lignes directrices qui doivent présider à notre stratégie dans l’étape à venir de lutte contre le terrorisme et le crime organisé où seule la mise en œuvre des capacités propres à chacun de nos pays, mais tout en s’inscrivant dans une dynamique d’ensemble, conjuguée à la conviction profonde en notre cause commune, nous permettront de franchir cette étape et éviter à notre sous-région la dégradation de la situation ».

 Monsieur le Général de Corps d’Armée a tenu à rappeler les efforts déployés par l’Algérie dans la Région, ainsi que les forces et les moyens considérables qu’elle a mobilisés pour empêcher toute infiltration des terroristes, ce qui s’est répercuté positivement sur la stabilité de l’ensemble de la Région, de même qu’il a souligné la détermination de l’Armée Nationale Populaire pour combattre le terrorisme et coordonner ses efforts avec ses voisins :

 «  En effet, mon pays a mobilisé des forces et des moyens conséquents pour assurer la surveillance, la défense et la protection de ses frontières contre toute éventuelle extension de la menace, empêchant, ainsi, une multitude de tentatives d’infiltration de terroristes et d’acheminement d’armes et de munitions vers les pays de la sous-région, participant, par la même, à la sécurisation de leurs frontières, ce qui s’est traduit, faudrait-il le souligner, par des résultats positifs pour la stabilité de toute la sous-région.

 Avant de terminer mon intervention, je voudrais réaffirmer notre ferme attachement à préserver ce cadre de coopération au sein duquel nous exprimons, librement et sereinement, nos analyses et points de vue au sujet des questions sécuritaires de notre sous-région et je réitère que l’Armée Nationale Populaire demeure déterminée à combattre le terrorisme et à coordonner ses efforts avec ses voisins, dès lors qu’il s’agit là de la seule voie possible pour éradiquer définitivement ce fléau ». 

 La parole a été donnée, ensuite, aux Chefs d’Etats-Majors des pays membres, ainsi qu’au Président du CEMOC, à l’effet de présenter leurs points de situation sécuritaire respectifs, et échanger les analyses et les informations, en rapport avec le contexte régional.

 Les travaux seront clôturés par une cérémonie de passation de la présidence du Conseil des Chefs d’Etats-Majors entre Monsieur le Général de Corps d’Armée, Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, dont le mandat arrive à terme, et le Chef d’Etat-Major des Armées Maliennes.

 

 

 

Tags

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close