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Gaspillage, opacité ou comment des ministères dilapidaient l’argent public

Algérie – Le rapport d’appréciation de la Cour des comptes portant sur le règlement budgétaire de l’exercice 2016 a relevé des insuffisances récurrentes entachant les dépenses et la gestion des moyens matériels acquis par l’Etat.  En somme, pendant que des ministères dilapidaient l’argent public, le peuple était prié de serrer la ceinture.

Le rapport de la Cour des comptes est sans équivoque : « des avantages en carburant ont été octroyés et des frais de communication concernant des lignes non fonctionnelles ont été payés ».

Ce n’est pas tout,  un paiement de dettes qui s’élèvent à un montant de 292,676 millions de dinars n’a pas été justifié. Cette dette représente des dues au centre de gestion du tourisme de Sidi Fredj dans le cade de la prise en charge de logements sécuritaires au titre du ministère de la Communication.

« Aussi, les factures annexées aux mandats de paiement ne sont pas suffisamment détaillées pour permettre d’identifier le nombre de bénéficiaires du logement de sécurité, leurs identités et leurs fonctions et les institutions professionnelles auxquelles ils appartiennent, ainsi que le nombre de jours ou la période d’hébergement et le prix unitaire », poursuit la Cour des comptes.

Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et des Conditions de la Femme a été également épinglé. Ce département gérait à l’époque par Mounia Meslem, avait récupéré vingt véhicules appartenant aux établissements sous tutelle, à la direction de l’Action sociale d’Alger, aux secteurs de la santé et de l’Enseignement supérieur « sans aucune base légale ».

« L’absence de tenue des carnets de bord pour les véhicules affectés au ministère contrairement aux dispositions des articles 18 et 19 du décret exécutif n° 10-115 du avril 2010 relatif aux parcs des véhicules administratifs », détaille le rapport.

Outre les voitures mis à la disposition de ce ministère, onze chauffeurs appartenant aux établissements sous tutelle ont été affectés au même département « sans aucune assise juridique ».

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