Economie

Gouvernement, patronat et syndicat au chevet des entreprises

  •    Cette réunion intervient en pleine crise sociale avec un chômage supérieur à 20% chez les jeunes qui représentent les deux-tiers de la population.
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  •    Face à cette grogne, le gouvernement multiplie les consultations et les appels aux investisseurs et à leur savoir-faire pour relancer le secteur industriel.
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  •    Ce secteur ne représentait en 2010 que 5% environ du PIB alors que les hydrocarbures rapportent 98% des recettes en devises du pays.
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  •    La réunion de samedi, qui commence à 8h00 GMT dans un bâtiment officiel, intègre pour la première fois le secteur privé, représenté par le Forum des chefs d’entreprises (FCE). Son président Réda Hamiani a bien l’intention, a-t-il annoncé cette semaine, d’insister sur la stabilisation du cadre législatif en faveur des PME-PMI.
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  •    Celles-ci génèrent, selon lui, 80% des richesses hors hydrocarbures et emploient la majorité de la main-d’œuvre nationale.
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  •    La Confédération nationale du patronat algérien (CNPA) compte pour sa part présenter "un mémorandum" détaillant les entraves à l’entreprise, notamment les lourdeurs administratives  et le manque de visibilité dans la stratégie nationale, a indiqué son président Naït Abdelaziz Mohamed Saïd.
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  •    Dans un entretien à l’AFP jeudi, le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, Mohamed Benmeradi, a reconnu qu’il y avait "énormément de lacunes" dans le dispositif administratif et législatif algérien dans ce domaine. Il a évoqué des "incohérences" que l’Etat est "en train de corriger" et qui devraient être discutées samedi.
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  •    "Nous avons finalement des pratiques tout à fait dépassées", a-t-il dit.
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  •    Face au duo gouvernement-patronat, la centrale syndicale officielle, l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA, 30 organisations syndicales) compte de son coté "défendre avec une énergie positive les dossiers économiques qui seront soumis lors de cette rencontre", selon son secrétaire général Abdelmadjid Sidi Saïd.
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  •    Mais cette centrale est décriée depuis des années par les syndicats autonomes qui la jugent trop proche du pouvoir et en tout cas absente des réelles préoccupations des travailleurs. 
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  •    Les syndicats autonomes sont les grands absents de cette Tripartite alors qu’ils sont les plus actifs sur le terrain de la grogne sociale quotidienne depuis le début de l’année.
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  •    Gagnés par la fièvre révolutionnaire régionale, les protestataires algériens réclament aussi une meilleure répartition de la richesse nationale et un changement du système politique.
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  • Ennaharonline
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