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Greffiers, les mal aimés du secteur de la justice

  • Ennahar s’est rapproché de quelques membres de cette catégorie qui est la pierre angulaire, à l’instar des autres catégories du secteur de la justice, dans le but de faire la lumière sur le côté caché de leur vie sociale et professionnelle, leur rôle dans les réformes entreprises par l’état dans le secteur de la justice.
  • Nous avons rencontré plusieurs greffiers qui ont passés 20 années et plus au service de la justice.
  • Ali : « En vingt huit années de service, je n’ai été promu qu’une seule fois après vingt ans »
  • La réforme de la justice est une bonne chose afin d’améliorer les conditions de travail au niveau de ce secteur. Nous sommes une catégorie importante, sans laquelle le secteur de la justice ne pourra pas fonctionner. J’ai été greffier pendant 28 ans mais je n’ai eu qu’une seule promotion après vingt ans de service. N’avais-je pas le droit à la promotion durant toute cette période ? Je fais plus de 50% du travail, étant le doyen des greffiers à la cour. Et d’ajouter « il ne me reste que quatre années pour la retraite, mais, jusqu’à ce moment, je ne touche que 42.000 dinars en comptant les allocations familiale. Ça ne suffit pas pour payer le loyer et subvenir aux besoins de la famille.
  • De son côté, Sofiane, le collègue de Ali nous confie que lui et ses collègues vivent des conditions professionnelles difficiles. Nous devons bénéficier des mêmes réformes qui ont touchés les juges. Nous ne demandons pas les mêmes privilèges qu’eux mais une amélioration de nos conditions sociales. Je suis greffier depuis vingt ans et je ne perçois que 42.000 dinars. Je suis père de famille avec cinq enfants, tous scolarisés. Je couvre difficilement les besoins de toute la famille.
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  • Nous sommes traités comme des cadres mais pour les droits, rien !
  • Tous les greffiers que nous avons rencontrés étaient unanimes quant à leur statut au sein du secteur de la justice. « Pourquoi nous traite-t-on comme des cadres et les juges lorsqu’il s’agit de devoir puisque nous ne valons rien », s’interroge Sofiane.
  • Les dernières augmentations étaient dérisoires, 600 dinars qui ne couvrent même pas une seule journée. Le logement de fonction mentionné dans le statut n’existe pas dans la réalité. Quant aux charges de travail, elles sont colossales. Sofiane, qui est greffier dans un tribunal à Alger, nous confie qu’il établi environ 1000 jugements par semaine, un travail qui nécessite une concentration et une précision des noms et autres information.
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  • Une femme greffier s’est déplacée de l’hôpital au tribunal pour déposer son certificat de maladie qui ne doit être déposée que par son titulaire dans les délais fixés, et ce, afin d’éviter d’être considérée absente.
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  • Ennahar/ Moussa Bounira

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