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Grève des enseignants : le mouvement persiste à Tizi-Ouzou, malgré le désarroi des élèves et de leurs parents

Le mouvement de grève, déclenché par plusieurs syndicats d’enseignants et de travailleurs de l’éducation, ne semble pas dans la wilaya de Tizi-Ouzou, au vu de la situation qui prévalait dimanche au niveau de certains lycées, baisser en intensité, et ce, malgré le désarroi des élèves, notamment ceux des classes d’examen, et de leurs parents. A titre illustratif de cette situation de paralysie de ce secteur stratégique, la grève a été suivie par "44 enseignants sur les 54" que compte le lycée El Khensa du centre-ville, selon la directrice des études de l’Etablissement, Sedkaoui Djamila, qui a indiqué "deux mises en demeure ont été adressées aux grévistes, mardi et jeudi, passés, pour les sommer de reprendre leur travail, mais ces derniers ont refusé de les prendre". Des enseignants qui ont observé un "piquet de grève " au niveau de la salle des professeurs de ce lycée ont motivé à l’APS leur "refus" de prendre possession de ces mises en demeure, en déclarant, "nous ne sommes pas en abandon de poste, car nous ne faisons qu’exercer un droit constitutionnel pour faire valoir nos droits socio- professionnels". Contactés, dimanche matin pour un point de situation au niveau de leurs établissements respectifs, les directeurs des lycées Abane-Ramdane, 20-août-1955 et le technicum de la nouvelle ville de Tizi-Ouzou se sont refusés à toute communication avec la presse et ont exigé, pour ce faire, une "autorisation écrite" de la tutelle, la direction de l’Education. Des élèves de classes terminales, approchés aux abords de ces établissements, ont été unanimes à considérer, au vu de la persistance de la grève, "la nécessité d’alléger les programmes et de délimiter les cours concernés par l’examen". "Ceci afin de ne pas être pénalisés pour une faute qu’on n’a pas commise", a estimé un élève de classe terminale du lycée Abane-Ramdane. Rencontrés à hauteur de la maison de jeunes Cherif-Boussad de la haute ville de Tizi-Ouzou, des élèves ont affirmé, de leur côté, qu’ils "n’ont pas les moyens de se payer des cours de soutien", pour rattraper le retard causé par ces grèves récurrentes. "C’est pourquoi nous sommes venus étudier en groupe dans la salle de lecture, où l’Internet est mis à notre disposition", ont-ils souligné. Pour leur part, des parents d’élèves ont estimé que "le dénouement de la situation passe par un dialogue entre les syndicats et leur tutelle, afin de trouver une solution consensuelle qui satisfasse les intérêts des deux parties, sans léser celui des élèves".

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