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Grévistes et manifestants de plusieurs secteurs toujours mobilisés en Algérie

  •    Les gardes communaux qui avaient organisé dimanche un rassemblement sur la Place des Martyrs à Alger, où ils ont passé la nuit, maintenaient leur mouvement lundi.  
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  •    Après avoir fait parvenir dimanche au président Abdelaziz Bouteflika un document détaillant leurs revendications, ils ont affirmé leur intention de ne pas bouger tant qu’ils n’auraient pas eu de réponse. 
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  •    "Pour l’instant, c’est le statu quo et nous n’avons toujours pas eu de contact avec la présidence", a déclaré à l’AFP un porte-parole des gardes communaux, Hakim Chaib. "S’il devait y avoir contact, la police viendrait me chercher pour m’emmener à la présidence", a-t-il ajouté.
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  •    Dimanche soir, un journaliste de l’AFP a vu les gardes endormis à même le sol sur la place, encadrés par un important dispositif de policiers et des barrières métalliques. Autour, la circulation automobile se poursuivait normalement. Lundi matin, le spectacle était identique.
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  •    Les gardes communaux –quelque 94.000 suppléants des forces de sécurité nées durant la guerre anti-islamiste (années 90 jusqu’en 2005)– réclament des augmentations salariales et de leurs retraites, leur intégration au sein des forces de l’ordre ou la réintégration de leurs camarades radiés.
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  •    Les médecins en spécialisation dans les hôpitaux, appelés "médecins résidents", maintenaient lundi leur mouvement de grève illimitée déclenchée il y a deux semaines. Ils devaient organiser des sit-in dans les CHU d’Algérie en début d’après-midi, a précisé à l’AFP un porte-parole, le Dr Amine Benhabib. 
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  •    Une rencontre est prévue à ce moment-là avec le ministère de la Santé, a-t-il précisé. "Nous n’en sommes pour l’instant qu’à la phase du dialogue", a indiqué ce médecin orthopédiste.
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  •    Ces professionnels demandent notamment l’abandon du service civil qui oblige un médecin en fin de spécialisation à travailler entre un et quatre ans dans des zones éloignées.
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  •    Les greffiers des tribunaux ne sont pas restés inactifs, après avoir déjà observé un mouvement il y a quelques semaines. Ils ont décrété pour lundi une grève illimitée pour obtenir une revalorisation du régime indemnitaire et leur rattachement au ministère de la Justice plutôt qu’à celui de la Fonction publique, a rapporté le quotidien Liberté.
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  •    Dans la Fonction publique, un avis de grève a par ailleurs été déposé pour mercredi. "Toutes les administrations de la Fonction publique seront bloquées", a indiqué le président du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) Belgacem Felfoul, cité par la presse.
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  •    Ils contestent la dégradation de leur situation socioprofessionnelle, et réclament l’harmonisation des indemnités et l’intégration des vacataires.
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  •    Enfin, nombre d’étudiants continuaient à sécher les cours un peu partout dans le pays, un mouvement entamé en février. Ils réclament l’équivalence entre anciens et nouveaux diplômes délivrés par l’enseignement supérieur.
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  •    Parmi les contestataires, figurent les étudiants de l’université de Bejaïa, de Tizi Ouzou dans l’est kabyle tandis que le mouvement est plus ou moins suivi à Alger. 
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  • Ennaharonline

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