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Grippe aviaire H7N9 : en plus de la Chine, cinq autre pays asiatiques risquent la contagion

   Dans cette étude, des chercheurs belges et britanniques montrnt que le risque ne concerne pas uniquement la Chine, mais aussi des régions du Bangladesh, de l’Inde, de l’Indonésie, du Vietnam et des Philippines dans la mesure où elles concentrent de nombreux marchés aux volailles vivantes dans des zones très peuplées.

   Le virus H7N9 circule normalement chez les oiseaux et les volailles mais il peut infecter l’homme, comme c’est le cas pour plusieurs autres virus de grippe aviaire.

   Depuis qu’il a fait son apparition en Chine en mars 2013, le H7N9 a infecté plus de 400 personnes et fait une centaine de morts, principalement dans les zones rurales du centre et du sud-est du pays.

   Mais selon les chercheurs, les grands centres urbains situés dans ces deux régions pourraient également être à risque à l’avenir, tout comme le delta du Mekong, au Vietnam, ou les régions jouxtant le golfe du Bengale, en Inde et au Bangladesh.

   Pour identifier rapidement une possible poussée du virus en Asie, les chercheurs ont mis au point une carte avec l’aide de l’Institut international de recherche sur le bétail (ILRI).

   Le virus H7N9 fait suite à un autre virus aviaire, le H5N1, apparu en Chine en 2003 et qui a fait près de 400 morts au total dans une quinzaine de pays, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

   Mais sa propagation est plus facile à détecter, les volailles touchées présentant généralement des symptômes de la maladie, contrairement à ce qui se passe pour le H7N9 où les animaux sont souvent asymptomatiques.

   "La lente expansion géographique des cas rapportés de H7N9 dans le centre et le sud de la Chine indiquent qu’en dépit d’efforts remarquables, il est difficile de contenir" ce virus, avertit l’étude.

   Des scientifiques redoutent qu’une mutation d’une des souches virales de grippe aviaire favorise des contaminations d’homme à homme, ce qui pourrait déclencher une pandémie. Mais selon l’OMS, aucune transmission de ce type n’a été prouvée jusqu’à présent.

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