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Hamas: Force politique et militaire incontournable à Gaza

  • Le Hamas, qui contrôle Gaza depuis juin 2007, a refusé de reconduire le 19 décembre une trêve avec Israël tant bien que mal respectée depuis juin, accusant l’Etat hébreu de maintenir le territoire palestinien sous blocus.
  •  Depuis samedi, les attaques israéliennes ont fait plus de 360 morts, en majorité appartenant au Hamas, dont les principaux chefs sont entrés dans la clandestinité.  Ennemi juré d’Israël qui le considère comme une organisation terroriste, le Hamas a vu sa popularité s’accroître dans les territoires palestiniens et surtout à Gaza ces dernières années au détriment du Fatah de Mahmoud Abbas, soutenu par l’Occident.  Acronyme en arabe de "Mouvement de la Résistance islamique", le Hamas, dont le chef Khaled Mechaal est basé à Damas, a développé un vaste réseau d’aide sociale et d’oeuvres de bienfaisance, notamment des écoles.  Ce réseau explique son influence croissante depuis sa création le 14 décembre 1987, peu après le début de la première intifada, par un groupe de militants islamistes se réclamant des Frères musulmans.  Pour la première fois, les principaux dirigeants du Hamas ont fait publiquement serment d’allégeance aux Frères musulmans lors d’un rassemblement à Gaza marquant le 21e anniversaire du mouvement, le 14 décembre dernier.  Farouchement opposé aux accords d’Oslo de 1993 qui avaient débouché sur la création de l’Autorité palestinienne, le Hamas prône la création d’un Etat islamique sur l’ensemble de la Palestine historique, de la Méditerranée au Jourdain, c’est-à-dire englobant Israël, dont il préconise la destruction.  Il est responsable de la grande majorité des attentats suicide anti-israéliens de ces dernières années et revendique de nombreux tirs de roquettes et obus de mortier depuis Gaza contre le sud d’Israel.  Le mouvement se dit toutefois prêt à accepter en guise de "règlement temporaire" un Etat palestinien dans les territoires occupés en 1967 par Israël, mais sans reconnaître de droit à l’existence à l’Etat hébreu.  Dès 2006, le Hamas avait créé une Force exécutive pour contrer la suprématie du Fatah sur les organes de sécurité, dont le contrôle a été l’une des principales causes du conflit entre les deux mouvements rivaux qui s’est soldé par la violente prise de contrôle de Gaza par le mouvement islamiste en 2007.  En 18 mois au pouvoir, il a renforcé son emprise sur Gaza, où il dispose d’importants services de sécurité employant des milliers de fidèles, sans oublier la branche militaire du mouvement, les Brigades Ezzedine Al-Qassam. Le gouvernement qu’il avait formé, deux mois après sa victoire aux législatives de janvier 2006, a été boycotté financièrement et diplomatiquement par la communauté internationale, le Hamas figurant sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne et des Etats-Unis.  Alors que la situation économique et humanitaire consécutive au boycottage empirait à Gaza, la lutte pour le pouvoir entre le Fatah et le Hamas se traduisait sur le terrain par des affrontements qui ont fait des centaines de morts.  Le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, et Mahmoud Al-Zahar, considéré comme un faucon, sont les dirigeants islamistes les plus en vue à Gaza.  Le fondateur et chef spirituel du Hamas, Ahmad Yassine, et son successeur Abdelaziz al Rantissi ont été assassinés par Israël en 2004.  
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  • Ennahar/ AFP

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