En direct

Handhala : L'organisation El Qaïda tue tous ceux qui veulent se repentir

  • Question : Comment vous est venue l’idée de rejoindre le groupe salafiste ?
  • Handhala : j’ai rejoint le groupe le 21/ 09/ 1994, sous l’influence du nommé ‘Deraz Ben Yekhlef’ (aujourd’hui décédé), à cause des persécutions des services de sécurité qui savaient que quelques membres de ma famille appartenaient au groupe salafiste.
  • Quelle était la première opération à laquelle vous aviez participé ?
  • Handhala : J’ai subis des entraînements sur les armes pendant deux mois. Le groupe se composait de 40 personnes. Après deux mois, j’ai commencé à participer aux opérations menées par le groupe sous le commandement de Kada Ben Chiha. La première opération à laquelle j’avais pris part était contre une caserne militaire au village ‘Tafsour’ à Sidi Belabès. Nous étions alors 400 éléments dans un accrochage contre l’armée. Trois des nôtres étaient tués ; Houd, Abdallah et Hamza.
  • Question : Vous êtes accusé d’appartenance à groupe terroriste, d’assassinat avec préméditation, vol et port d’arme ?
  • Handhala : J’ai reconnu durant toute l’enquête les faits qui me sont repprochés depuis 1994. Nous avions tendu une embuscade à la gendarmerie nationale dans laquelle trois gendarmes et deux terroristes ont été tués. Nous avions récupéré trois de leurs armes. Ensuite nous nous sommes déplacés vers le mont ‘Chegara’, nous étions 351 éléments. A l’arrivée de l’émir Kada Ben Chiha, nous nous sommes déplacés vers les monts Ouarsenis dans 15 camions que nous avions pris à des citoyens.
  • Question : Nous avons appris que vous y aviez été élu émir ?
  • Handhala : J’ai été émir d’un groupe limité. Il y avait eu des conflits de leadership entre Djamel Zitouni et Kada Ben Chiha et le nommé ‘Habachi’. Chacun voulait la succession de l’émir Ahmed Bouabdallah. A cette époque, il y a eu un ratissage dans la région et les éléments de Djamel Zitouni se sont enfuit. Je suis resté avec Kada Ben Chiha et nous sommes revenus au mont Moksi à Belabbès ensuite à Tlemcen où nous nous sommes établit à Ben Ghezli. Après avoir été bombardé par l’armée, nous nous sommes déplacés vers les frontières marocaines sur les mont Asfour.
  • Question : Quelles ont été vos cibles pendant toute la période que vous aviez passé avec les groupes terroristes ?
  • Handhala : J’ai tendu environ 14 embuscades aux éléments de la gendarmerie nationale et de l’armée. Nous avons attaqué Souk El Fellah en 1995, alors qu’un de nos groupes tendait des embuscades sur la route. Trois douaniers ont été tués après que nous ayons attaqué des magasins dans la Commune d’El Khemis. Nous avions pris des véhicules et des camions à de citoyens. En 1996, nous avions attaqué une pharmacie dans la Commune de Sidi Bousidi où nous avions pris des médicaments. Dans la Commune de ‘Lemtar’, nous avions tendu une embuscade à l’armée sous le commandement de ‘Djerriri Tayeb’, où de nombreux militaires ont été tués. J’ai aussi participé à une embuscade tendue à l’armée à ‘Zeamcha’. En 1999, nous avions attaqué une campement de l’armée dans la région de ‘El Atatfa’ et une caserne militaire à Ghelizane.
  • Question : Comment aviez vous planifié l’attaque contre le complexe touristique de Tipaza en 2000.
  • Handhala : Nous avions reçus des informations d’un citoyen, sur l’existence des éléments de Sonatrach sur la plage. Alors j’ai décidé, en compagnie de 24 éléments du groupe, sous le commandement de Zouaoui Mohamed, d’attaquer la plage. Il y a eu un accrochage avec les gardes communaux. Nous avions réussi de récupérer d’importantes sommes d’argent, des téléphones portables et des bijoux. C’était la dernière opération à laquelle j’avais participé.
  • Question : Vous aviez eu l’intention de vous rendre. Pourquoi avoir tardé ?
  • Handhala : J’avais envie de me rendre aux services de sécurité à maintes reprises, mais je n’ai pas pu à cause du groupe. On tuait toute personne qu’on soupçonnait de vouloir se rendre pour qu’il soit un exemple aux autres. J’ai attendu l’occasion, et lorsqu’elle s’est présentée, je me suis rendu le 20/ 12/ 2006 et j’ai ramené avec moi un Kalachnikov et une bombe.
  • Ennahar/ Kheira Nouaoui

commentaires

commentaires

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!