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Harraga : Le téléphone portable nous a sauvé des dents de la mer

  • Des visages fatigués et tristes, une odeur insupportables, le moral au plus bas, ils étaient heureux de rencontrer Ennahar et d’en faire leurs déclarations.
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  • Salah, Hicham, Saber, Atef et Djalil ont été contraint par les conditions sociales dans lesquelles ils vivent, le chômage et la bureaucratie, a prendre les voiles en grimpant dans les barques de la mort en direction de l’île des rêves. Leur voyage a malheureusement mal tourné et ils avaient frôlés la mort si ce n’est l’appel téléphonique d’un Harraga avec son père l’informant qu’ils étaient perdus en mer.
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  • J’ai vu la mort de mes propres yeux. Je ne me pardonnerai jamais ce que j’ai fais.
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  • Djalil Belharfi, un jeune du quartier des oranges à Annaba, âgé de 27 ans et ayant un niveau de 9ème année fondamentale. Ce dernier vit avec sa mère divorcée. Il ne croit pas à ce qu’il venait de vivre. Il avait vu la mort au large de la mer. « Je ne me pardonnerai jamais de que j’avais fais. C’est du suicide » nous dit-il.
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  • Djalil nous raconte que l’opération de Harga lui avait coûtée 05 millions de centimes, après qu’un jeune de son quartier ait intervenu pour lui. Djalil regrette ce qu’il a fait. « Je me suis rendu compte que mes rêves se sont dispersés et j’ai éprouvé le sentiment de regret envers moi-même, ma pauvre mère qui travaille afin de m’assurer mes besoins ».
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  • Concernant les raisons qui l’avaient poussés à la Harga, Djalil nous avoue que « L’avenir en Algérie est flou, il y a trop de bureaucratie, d’injustice et de passe droit. Malgré que l’Etat essaye d’aider les jeunes, certains responsables sont la cause de la mal vie des jeunes ».
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  • Djalil, après cette mésaventure, ne cache pas sont sentiment d’être venu au monde une seconde fois. Il a l’espoir et crois désormais en l’avenir. L’idée de la Harga ne lui dit plus rien. Il demande aux hautes autorités de l’état de se pencher sur les préoccupations de la jeunesse. « Ma place est en Algérie » lance-t-il.
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  • Khennouche Salaheddine, étudiant en terminale au lycée ‘Zaâfrania’ à Annaba, âgé de 21 ans, habitant au quartier populaire Sidi Salem. Lorsque nous l’avons rencontré, il était dans un état lamentable à cause du traumatisme de ce qu’il avait enduré en mer pendant trois jours. Salaheddine nous avoue qu’il avait été victime de ses amis. L’idée ne lui était pas venue car il préparait son baccalauréat. Son ami lui avait alors proposé de partir avec eux. Il a payé 01 million de centime au passeur sans hésiter, et s’est joint au groupe.
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  • Le troisième rescapé de cette aventure en mer s’appelle Salah Djafri, originaire du village ‘Boumaïza’ dans la wilaya de Skikda. Agé de 34 ans, ayant le niveau 09ème année fondamentale. Celui-ci nous raconta son aventure en mer qui avait faillit être la dernière de sa vie. Pour lui, tout cela ressemble à un mauvais cauchemar. Il avait déboursé 05 millions de centimes pour enfin se retrouver au large pendant trois jours sans nourriture ni eau. Heureusement que les gardes côtes nous ont trouvés grâce au coup de fil d’un des Harraga.
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  • Salah accuse la politique de deux poids deux mesures suivi par l’état qui marginalisent les jeunes et tuent leurs ambitions. Toutefois, il garde l’espoir qu’il met dans la personne du premier responsable du pays tout en espérant que ce dernier tienne ses promesses.
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  • Ennahar/ Hicham Kassmi/ Noureddine Boukraâ

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