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HARRAGA

  • Il était midi, lundi passé, lorsque l’arrangement fut effectué avec les 3 familles de harragas, voulant s’enquérir de la situation de leurs enfants qui seraient selon des informations, emprisonnés en Tunisie.
  • Nous décidâmes de nous joindre à ces familles dans cette aventure, afin d’en savoir au moindre détail, ce que leurs enfants étaient réellement devenus. Nous les avions rencontrés près à la gare du train à Annaba et nous avons prit un taxi pour la Tunisie.
  • Après les formalités de douanes à Oum Tboul à El Kala, nous nous dirigeâmes vers le deuxième point de contrôle tunisien de Meloula.
  • Arrivés à Tunis, après trois heures de route, remplis d’espoir d’y trouver de bonnes nouvelles quant aux harragas disparus.
  • Nous descendîmes du taxi à Bab El Bahr, cité juste en face de l’Avenue Habib Bourguiba. Il était Dix neuf heures et nous étions fatigués. Nous nous dirigeâmes alors vers l’ (hôtel de France) afin d’y réserver des chambres où nous eûmes droit à un peu de repos.
  • Au matin, nous prîmes contact avec une dame algérienne résident à Tunis, mariée à un tunisien et travaillant dans un service dans les environ. Nous la rencontrâmes au « café des arabes » près de la cité Bab Souika. B. Ammar, R. D et A. Abdelkrim étaient impatients de la rencontrer, étant les parents des harragas. Ils voyaient en elle un semblant d’espoir d’avoir des nouvelles de leurs enfants. Une 206 Peugeot s’arrêta devant nous et trois personnes descendirent, parmi eux la dame avec qui nous avions rendez vous. Nous prîmes une table et les discussions commencèrent avec elle. Elle nous a promit de faire son possible.
  • De Bab Saadoun à Djerzouna à Bizerte
  • Nous avons alors prit un taxi à la gare routière de Djerzouna à Bizerte. Nous y avons rencontré un ami tunisien que nous avions contacté auparavant. Mourad, c’est son nom, était très content lorsque nous l’avions informé que nous étions dans la région où il habite. Il nous invita à prendre un café. Mourad était inspecteur de police.
  • Plus de 60 harragas algériens derrière les barreaux de la prison Ennador à Bizerte
  • Mourad nous informa qu’il y avait plus de soixante harragas algériens faisant l’objet d’enquête de la part des autorités tunisiennes suite à leur entrée clandestine en territoire tunisien par la mer, sur des… barques de la mort. « Ennahar » avait déjà publiée un article sur les 39 harragas détenus dans les prisons tunisiennes. Les informations relatives au nombre exact des harragas différent d’une source à l’autre, surtout que les harragas ne prennent pas leurs documents avec eux de peur d’être reconduit vers leur pays, c’est-à-dire l’Algérie, par les autorités italiennes. L’information selon laquelle, il y avait effectivement des harragas dans la prison a redonné l’espoir à leurs familles. Déjà une chose est sure, s’il y a des harragas prisonniers, ceci augmente les chances, de ces familles, à retrouver leurs enfants.
  • Le coup de fil de la fiancée de Mourad
  • Lors de sa communication avec sa fiancée, Mourad lui raconte qu’il était avec des amis algériens à la recherche de leurs enfants harragas. Elle lui demande de nous emmener avec lui  son lieu de travail à l’hôpital régional Habib Bourguiba à Bizerte.
  • 14 corps d’un harragas à la morgue.
  • Nous partîmes vers l’hôpital H. Bourguiba. Les familles des harragas avaient peurs d’y trouver leurs enfants. Nabil, collègue de la fiancée de Mourad nous informe qu’il y a 14 corps de harragas algériens au niveau de la morgue. Ces corps ont été rejetés par la mer sur les côtes rocheuses de Rafraf à Bizerte le 03 juillet et le 13 octobre derniers.
  • L’attente accentue le doute
  • Les dispositions suivies pour nous permettre de voir les corps prennent beaucoup de temps, chose qui accentue le doute et la peur de reconnaître les harragas à la morgue. Il fallait faire une demande à la maire de Bizerte qui le transmettrait à son tour aux autorités judiciaires et ensuite la délivrance d’une autorisation d’entrée au service de la morgue pour la reconnaissance des cadavres.
  • Vu que nous étions des étrangers, la procédure prendra beaucoup plus de temps. Nous sommes alors rentré bredouille en Algérie tous triste de ne pas avoir terminer notre mission. Après tout ce qu’on a vécu et ce que nous avons su pendant quatre jours de recherche.
  • Visite de Ouyahia : Un espoir des familles des harragas.
  • Ce qui a un peu donner l’espoir aux familles des harragas algériens, c’est que notre visite avait coïncidée avec la visite du Premier Ministre algérien Monsieur Ahmed Ouyahia en Tunisie. Ce qui a poussé ses familles à insister et à renouveler leurs appels et espérant que le dossier des harragas soit parmi les dossiers de la visite du Premier ministre, en attendant leur retour à Bizerte pour la suite de leurs recherches.
  • Envoyé spécial d’Ennahar en Tunisie: Hichem Kassemi

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