Le Billet

Hirak : Pour une Algérie unie et indivisible

Algérie – A la veille d’un 20e vendredi de contestation populaire qui coïncide avec le 5 juillet, date marquant le 57e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le « Hirak » est soumis à une nouvelle épreuve.

Des dizaines de manifestants sont placés en détention provisoire pour avoir brandi le drapeau dit « Amazigh » durant les dernières marches. Un climat de confusion et d’indignation s’est, depuis les premières arrestations, installé.

Entre incompréhension et interprétation souvent conditionnée de cet acte hâtivement jugé répressif, le retour à un climat de confiance est désormais une nécessité, voire une obligation, pour faire sortir le pays de l’impasse.

Toute période cruciale implique des choix et des décisions qui ne font souvent pas l’unanimité. Pourtant, l’Algérie a dû, par son passé, faire face à des choix difficiles, voire impossibles. L’on peut d’ailleurs noter la mise entre parenthèse de la question berbère durant toute la période de la Révolution (1954-1962). Il s’agit, certes, de deux contextes complètement différents, mais la nécessité étant la même : serrer les rangs et renforcer l’unité nationale devant une menace.

Aujourd’hui et plus que jamais, un projet étranger ciblant l’Afrique du Nord s’esquisse à l’horizon, le Maghreb terre déjà convoitée depuis des siècles pour ses richesses souterraines et son climat propice. La création d’un mouvement indépendantiste en Algérie est l’une des manières d’affaiblir le pays et de faciliter une ingérence dans les affaires internes.

Durant les dernières marches, il est ainsi interdit de brandir tout drapeau autre que l’emblème national, pas seulement le drapeau « amazigh ». Cette décision viserait, selon certains observateurs, à mettre en échec une tentative de déstabilisation orchestrée depuis l’étranger.

Les Algériens doivent ainsi, par ce 20e vendredi, prôner la voie de l’apaisement et faire en sorte que la voix de la sagesse et de la raison l’emporte sur celle de la déstabilisation. Prêcher la paix en favorisant un dialogue inclusif dans l’union et la fraternité et chevauchons tous ensemble vers une sortie de crise.

 

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2 Comments

  1. « Cette décision viserait, selon certains observateurs, à mettre en échec une tentative de déstabilisation orchestrée depuis l’étranger. »
    Pourquoi le conditionnel « viserait » et pourquoi « selon certains observateurs » ? N’est-il pas évident que, une fois une interdiction énoncée, quiconque le viole cherche l’affrontement ? C’est ce à quoi œuvrent inlassablement les forces dites « progressistes » en Algérie comme hors de l’Algérie.
    Les berbérophones qui se mobilisent pour une Algérie souveraine avec tous les Algériens manifestent en tant qu’Algérien et non en tant que ce qu’ils se veulent. Ils ne s’évertuent pas à dédaigner la loi à seule fin de provoquer les services de l’ordre, qu’elle soit civile ou militaire. En ces temps primordiaux, Si cette réalité n’est pas admise et strictement respectée par les défenseurs des fameux « droits humains », alors ces défenseurs sont des promoteurs de troubles espérés.

  2. Honte à vous. La division à été inventé par la France et perpétué par le régime à ce jour. Ce drapeau n’est pas souverainiste et n’a rien à voir avec le drapeau du mak. Ce drapeau représente l’identité profonde de l’Afrique du Nord qui existe depuis plus de 2, 4 millions d’années et appartient à plus de 200 millions de nord africains egypte comprise. Il définit notre identité à côté du Coran qui symbolise notre noble religion et du drapeau national qu’il symbolise notre pays. Il a flotté pendant 17 semaine dans la fraternité et la bonne humeur. L’attaque qu’il subit fait parti de la stratégie du système pour casser le hirak car ils savent qu’il n’accepteront jamais la souveraineté populaire et veulent créer la fitna qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Alors honte au raciste et issaba qui veulent salir ce symbole ancestrale et le confondre avec celui des 3 chats félon du mak qui ne représentent qu’eux même. et honte aux colons arabistes qui veulent faire de ce grand pays à l’histoire millionnaire une annexe des bédouins perfides d’arabie.
    Je soupçonne même cette attaque pour casser le hirak d’être venue de l’axe du mal arabie-emirates-egypte avec l’appui de nos xénophobes qui se croient venus d’ailleurs alors que l’histoire est limpides et que notre civilisation date de plus de 2, 4 millions d’années.

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